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Le débat autour du prix unique du livre se poursuit au Québec

Clément Solym - 04.12.2012

Edition - Economie - québec - prix - unique


Depuis son arrivée au pouvoir au Québec, Pauline Marois a notamment lancé une commission parlementaire pour évaluer la pertinence d'une loi sur le prix unique du livre. Preuve que ce sujet fait encore débat outre-Atlantique. Ainsi, pour le journaliste et éditorialiste Alain Dubuc, c'est l'exemple même des « mauvaises idées » qui « ressemblent à des mauvaises herbes » car « elles repoussent quand on croyait s'en être débarrassé », précise-t-il chez nos confrères de La Presse.

 

 

Connu pour ses positions plutôt libérales, Alain Dubuc, lui-même auteur de plusieurs ouvrages, se demande bien pourquoi on ferait payer au lecteur le coût du maintien en activité du réseau de librairies tel qu'il existe aujourd'hui. A ses yeux, le prix unique, en empêchant toute ristourne, contribue à une hausse du coût pour le lecteur.

 

Et, dans un pays où le nombre de lecteurs est déjà assez faible, cette loi pourrait contribuer à effriter encore les ventes de livres. Ainsi, selon les chiffres avancés par M. Dubuc, « 55 % des Canadiens sont des lecteurs réguliers de livres et 48 % lisent des ouvrages littéraires. Au Québec, ces proportions tombent à 46 % et à 37 % ».

 

Voir Hachette ou Gallimard en tête des prometteurs d'une telle loi le laisse aussi sceptique quant à sa pertinence pour le maintien des petites librairies indépendantes…