Le déclin des prix littéraires : les années passent, les ventes diminuent

Nicolas Gary - 01.11.2019

Edition - Economie - prix littéraires ventes - chiffres livres vente - Goncourt ventes romans


Pour apporter un éclairage sur la rentrée littéraire, le cabinet GfK propose de réaliser un focus sur plusieurs éléments — démontrant que l’on fait bien dire aux chiffres ce que l’on souhaite. Mais que cette période de l’année reste l’une des forces motrices dans l’industrie du livre.

Photo de groupe - Prix littéraires Grasset 2013
2013, année faste chez Grasset - ActuaLitté, CC BY SA 2.0
 

Premier point, depuis 2015, la rentrée littéraire perd de son influence : en effet, sur l’exercice août 2015 — juillet 2016, 3,4 millions de livres avaient été vendus, représentant 26 % des romans contemporains grand format. Sauf que sur les exercices suivants, ce volume n’a cessé de diminuer 3,3 millions, 3,2 millions, pour aboutir à 2,9 millions d’exemplaires sur la rentrée août 2018 — juillet 2019. 
 
Comme chaque année, revient la périodicité des ventes : entre août et décembre, se vendent en effet 8 exemplaires sur les 10 que représente une année de commercialisation. Avec pour summum le mois de décembre, qui représente 27 % de ces 8 exemplaires vendus. 

En somme, pour les romans de la rentrée, plus de 20 % des ventes se concentrent sur le mois de décembre. Terrifiant. 


 

L’incidence des prix littéraires reste toujours significative, attendu que le Goncourt est capable de soulever les foules et plus particulièrement à l’approche de Noël — devenant le livre cadeau facile. D’ailleurs, la célèbre récompense génère en moyenne, lissée depuis 2014 jusqu’à 2018, 367.100 exemplaires vendus, devant son homologue le Goncourt des lycéens, qui réalise 314.000 ventes.

S’ensuivent le Renaudot avec 219.800 ventes, le prix du roman Fnac à 171.300 exemplaires, et le prix du roman de l’Académie française à 116.300 ventes. Femina, Interallié et Médicis tiennent respectivement pour 95.500, 46.900 et 34.600.

Fait particulièrement intéressant, les données fournies l’an passé par GfK, sur les mêmes prix littéraires étaient… bien plus élevées. Ainsi, le Goncourt, sur une moyenne de 2013 à 2018, enregistrait 407.000 exemplaires, quand le Goncourt des lycéens affichait 337.000 ventes.
 
Le Renaudot, pour sa part, faisait près de 40.000 ventes de mieux, et le prix de l’Académie française restait sur un niveau proche de 120.000 exemplaires. En revanche, le prix du roman Fnac n’était pas référencé par GfK. 

Quant au trio Femina, Interallé, Médicis, il est totalement chamboulé : le premier affichait 60.000 ventes, le second 54.000 et le dernier… 45.000 exemplaires. Or, nous établissions déjà, en 2018, le même constat : il semble qu’en dépit de son aura, le Goncourt perde d’année en année du terrain – et que les prix littéraires déclinent progressivement…


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