Le dernier Bond, une manne financière pour la famille Fleming

Clément Solym - 19.05.2008

Edition - Société - Bond - Faulks - roman


Nous vous l'annoncions comme le 23e opus — autorisé — non rédigé par Ian, des aventures du moins secret des agents au service de Sa Majesté, Devil Mai Care écrit par Sebastian Folks sera en effet selon son auteur, une véritable mine d'or pour les ayants droit. Qui pourtant n'ont pas à se plaindre.

« Ian Fleming vient de la famille Fleming, qui est l'une des plus riches en Angleterre, explique l'auteur. La banque Fleming fut achetée par J.P. Morgan pour une somme hallucinante... Mais à l'instar d'autres personnes qui sont devenues très riches, ils restent très désireux d'accumuler encore de l'argent — c'est la différence entre les gens riches et nous. »

Bons baisers de l'éditeur

Alors présomption sur les ventes ou marabout qui lit dans le marc de café ? Car si l'on se fie aux ventes du dernier roman écrit par Raymond Benson, voilà 6 ans, il ne s'est écoulé que 5.000 exemplaires. Des dérivés marketing, comme l'édition spéciale vendue avec la voiture de l'agent secret peuvent en effet changer quelque peu la donne...

Mais pour Faulks, qui maintient la date de sortie le 28 mai prochain, le roman pourrait surtout marquer la dernière mission de l'agent 007. « Bond est usé et vieilli, et, en un sens, c'est le retour au défourraillage à prompt renfort d'armes, pour une ultime mission héroïque. »

Achever la légende de James pourrait cependant ne pas plaire aux fans, et sur certains forums, les réponses ne sont guère optimistes... Reste que le roman de Faulks surfe sur le 100e anniversaire de la mort de Ian et à ce titre, pourrait bénéficier de l'engouement qui accompagne cette célébration.