Le dernier Stephen King : l'art de l'inattendu ?

Louis Mallié - 28.06.2014

Edition - International - Stephen King - Mr Mercedes - Thriller


Du nouveau sur le dernier roman de Stephen King, Mr Mercedes ! En attendant la sortie du livre dans sa version française en mars 2015, voici quelques éléments supplémentaires dévoilés par une critique de The Spectator...

 

 

 

 

On donc a pu en apprendre un peu plus sur l'intrigue du prochain roman de Stephen King. Long de 400 pages,  Mr Mercedes ne contient ni fantastique, ni surnaturel, ni zombie - seulement un fou, dont la lubie d'écraser des gens en Mercedes fait sortir un détective aigri du nom de Kermit Hodges de sa retraite.

 

Ensuite, il y aurait (naturellement) une blonde plantureuse prise d'une passion érotique pour l'anti-héros et détective, et enfin une petite enfant noir, maigre comme une épingle et plus maligne que tout le monde… « Dès le début du libre, on connaît le passé des personnages, on devine l'énigme et ce qui va arriver », souligne le critique. Décevant donc le dernier Stephen King ?

 

Il aurait pu, mais King, a visiblement préféré jouer avec ces attentes, parfaitement conscient des clichés qu'il maniait. Et c'est pourquoi The Spectator n'hésite pas à comparer l'écrivain à Bach, pour son talent qui fait que « lorsque l'inattendu se produit, on s'aperçoit que ce n'est pas l'inattendu que nous attendions. »

 

En outre, on apprend que l'ouvrage est dédicacé à l'auteur de roman noir américain James M.Cain, et qu'il a été décrit comme « un captivant thriller rempli de suspens ». Ainsi que le remarque The Spectator, voilà une phrase qui approche les « 100 % de redondance » puisqu'on souhaite à peu de thriller de ne pas captiver leur lecteur, ni d'être dénués de suspens… 

 

Ce dont le roman semblerait donc bien de s'être gardé : « [King] est un écrivain gothique, prenant nos peurs les plus sombres et les amplifiant jusqu'à ce qu'elles explosent sous le poids de leur terrifiante absurdité. (… ) » Et de s'imaginer King comme un conteur, un soir d'été sur le port du Pirée, à Athènes : «  Nous l'écoutons - lisons - non pas seulement pour savoir ce qui arrivera ensuite, mais ce qu'il a préparé pour la suite. C'est toujours lui. Et il en allait probablement de même avec Homère », conclut le critique...  

 

Reste donc, pour ceux qui n'auraient pas le courage de se plonger dans l'œuvre originale, à attendre mars 2015 pour savoir si tant d'enthousiasme était justifié !