Le désir et la chance : Hadopi, Prisunic et bilan pour Mitterrand

Clément Solym - 28.11.2011

Edition - Les maisons - Frédéric Mitterrand - livre - bilan


Tant qu'il est encore temps, le ministre de la Culture va profiter de la période des publications politiques à venir, pour faire le point sur l'ensemble de son travail. Frédéric Mitterrand, l'heure du bilan...

 

L'ouvrage sera publié chez Robert Laffont, pour 18 €, avec pour mission de répondre aux exigences mitterrandiennes : en cette époque de modernité, qu'est-ce qu'être à la tête de la rue de Valois. En enjeux électoraux et controverses pour le moins cinglantes - la sinistre carte musique - le ministre répondra. 

 

« En nous livrant un témoignage direct sur son action aujourd'hui, Frédéric Mitterrand revient sur les conditions de son arrivée au ministère, depuis la direction de la Villa Médicis à Rome et son baptême du feu avec le vote de la loi HADOPI, et sur tous les domaines de son action : la préservation de son budget, les défis du numérique, du livre à la télévision, l'action culturelle outre-mer, les grands chantiers, le patrimoine, le cinéma, les langues, le spectacle vivant, les coopérations internationales... » (extrait de l'éditeur)

 

 

Mitterrand est ministre depuis juin 2009. Il avait d'ailleurs grillé la politesse à Nicolas Sarkozy, en annonçant sa nomination avant le président. Le ministre explore même dans le livre « des sujets parfois méconnus des citoyens, comme les relations avec les parlementaires et les élus locaux, les arcanes des négociations budgétaires, les relations de l'État avec les créateurs ».

 

Témoignage personnel, sans aucun doute, mais situation non sans ironie, alors que Mitterrand a célébré le 35e anniversaire d'André Malraux, premier ministre de la Culture. Dans tous les cas, on pourra toujours dire qu'entre Albanel, la précédente pensionnaire du ministère et Mitterrand, il était temps de changer. 

 

Le ministre avait déjà pré-répondu à l'ensemble des critiques, et sa réponse a définitivement servi de toile de fonds à l'élaboration du livre, lorsque le Nouvel Obs avait interrogé l'ensemble de son action. 

 

En fait, Fredo assurait alors n'être pas peu fier de son aventure, incarnant le ministère de la Culture « pour le meilleur et pour le pire ». Et avec du recul : « C'est une réponse qui n'est pas vaniteuse et qui est moins superficielle qu'il n'y paraît. Mon ministère est très exposé, et les Français lui sont très attachés. À l'idée, au symbole, au repère. »

 

Le désir et la chance sortira le 19 janvier prochain. Pourquoi ce titre ? Il l'expliquait à l'Express fin septembre, assurant qu'il avait connu les deux, durant son mandat de ministre.