Le développement du prêt d'ebook en bibliothèque s'accélère, selon le ministère

Cécile Mazin - 16.03.2016

Edition - Bibliothèques - prêt ebook - bibliothèque lecture - PNB ministère


Suite à une première présentation effectuée par ses services, le Ministère de la Culture a communiqué plusieurs éléments concernant le développement de l’offre de prêt numérique en bibliothèque. Une accélération constatée en 2015, que présente l’évaluation tirée des données de Dilicom, la plateforme interprofessionnelle qui encadre PNB. 

 

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La rue de Valois revient donc sur les premiers éléments présentés la semaine passée, laquelle avait laissé un goût d’inachevé. Ainsi, 60 réseaux de bibliothèques, dont 54 réseaux français, très variés tant par leur taille que par leur situation géographique, ont désormais souscrit aux offres de prêt. Après Grenoble et Montpellier, la Ville de Paris a ouvert sa bibliothèque numérique au public le 13 octobre 2015. 

 

Ce sont 9 bibliothèques départementales desservant de très nombreuses communes rurales ont également rejoint PNB. Près de 8 millions de Français peuvent donc accéder à ce service.

 

Côté librairie, 37 boutiques proposent la connexion avec les bibliothèques et l’achat des ouvrages. Début 2016, l’offre éditoriale aux collectivités est constituée de 106 216 titres, contre 207 999 titres proposés aux particuliers. Près de la moitié de l’offre est composée de littérature générale ; les documentaires et livres pratiques représentent quant à eux 37 % de l’offre.

 

Enfin, on apprend que les bibliothèques françaises ont acquis 12 716 exemplaires numériques sur l’année 2016, dont près de 73 % entre octobre et décembre. 41 259 prêts ont été réalisés sur l’année 2015 par les bibliothèques françaises, dont près de 50 % entre octobre et décembre.

 

« Ces résultats encourageants valident pleinement la stratégie promue en la matière par la France auprès des autorités de l’Union européenne, consistant à privilégier les solutions contractuelles à l’élargissement des exceptions et limitations au droit d’auteur pour le développement des offres de ressources culturelles en ligne », indique le ministère de la Culture dans un communiqué. 

 

Si PNB ne faisait « l’objet d’aucune recommandation particulière de la part du Ministère de la Culture et de la Communication et n’est pas exclusif du développement d’autres formules de mise à disposition des livres numériques » avait assuré l’ex-ministre Fleur Pellerin dans un courrier à l’ABF, on peut se demander si d’autres alternatives peuvent encore voir le jour, considérant la position du ministère.

 

On retrouvera ci-dessous l’intégralité des résultats de l’étude.