Le domaine de la fiction aime particulièrement le livre numérique

Clément Solym - 04.10.2010

Edition - Economie - vente - livres - trimestre


Les consommateurs auront dépensé dans l'ensemble moins d'argent, que ce soit pour le panier moyen, le nombre de livres achetés et le prix moyen par livre.

Une baisse constatée tout à la fois en comparaison avec le premier trimestre 2010 ou encore le deuxième trimestre 2009. Et surtout une étude qui engloberait ventes de livres papier et numériques, toutes catégories confondues. L'analyse réalisée par PubTrack montre que les ventes numériques ont représenté 3,2 % des ventes de livres à l'unité durant cette période, en hausse de 2,5 % en regard du 1er trimestre 2010 et de 1,9 % par rapport au 2e trimestre 2009.

Selon Publishers Weekly, qui fait état de cette étude, les analystes s'attendent de plus en plus à ce que le prix des ebooks, en regard de celui des hardcovers, crée un décalage immense et impacte plus sérieusement encore le marché des seconds. Ils auraient en effet baissé de 33,3 % et 35 % en regard des deux périodes.

Cependant, si les achats ont globalement baissé, la fiction a connu une situation assez paradoxale : d'un côté les ventes de livres ont augmenté légèrement, tandis que de l'autre, le nombre de livres par acheteur a diminué, en regard des deux périodes. En outre, ce pan de l'édition devient clairement un élément fort du secteur ebook, puisqu'il représente désormais 5 % des ventes.

En non-fiction, par exemple, le livre numérique est bien moins important, avec seulement 1,9 % des ventes.

Dans tous les cas, l'impact des ventes numériques sur les livres papier n'est pas du tout menaçant. L'augmentation est bien constante d'un trimestre à l'autre, mais principalement pour l'ebook et pas l'audiobook. Enfin, si vous cherchez sur quel cheval miser, manifestement Amazon reste en tête dans le domaine avec 18 % de parts de marché, une hausse de 16 %, là où Barnes & Noble perdrait un point et Borders deux points.