Le douanier lit un roman et oublie le fils d'Éric Woerth : sanction !

Clément Solym - 25.11.2009

Edition - Justice - douanier - roman - oublier


Dans le Canard enchaîné, on ne manque pas d'informations à dormir debout, tant elles semblent surréalistes : le domicile du ministre du Budget Éric Woerth est en effet surveillé par un douanier - au cas où le fils ramène des stupéfiants ? - et son fils n'apprécierait manifestement pas la marche à pied.

Un douanier dans le sac

Retour vers le futur : le 29 juillet dernier, Jérôme Woerth, fils d'Éric veut rentrer dans le logement de fonction de son pôpa, vers 23 h. Évidemment, on n'y met pas les pieds sans montrer patte blanche : d'abord, on passe par l'entrée VIP, puis direction l'ascenseur et finalement les logements. Mais voilà : après avoir martelé l'interphone, le fils Woerth se retrouve gros Jean comme devant, parce que personne ne lui répond.

L'agent de surveillance (membre de la Brigade de surveillance du ministère) qui est aux abonnés absents oblige alors le gamin - 23 ans - à un détour de 400 mètres pour parvenir à bon port. Et il entre par la porte qu'utilisent tous les anonymes. Qu'on se rassure, il parviendra tout de même à regagner ses pénates. Sauf que voilà : l'histoire ne s'achèvera pas là.

Sanction exemplaire !

Non seulement la hiérarchie du malotru et négligent estime qu'il est responsable d'une faute, et dès lors il encourt des sanctions plutôt sévères. La semaine passée, le malheureux est passé devant la commission disciplinaire, et l'on a réclamé « une sanction exemplaire ». On en saura plus sous peu...

Selon le Volatile cependant : « Ni le ministre ni son fils n'ont demandé la moindre sanction. » Et là on commence à ressentir les sueurs froides : pourquoi l'agent n'a-t-il pas répondu ?

Un nom ..? L'étranger ?

Parce qu'il lisait. Un roman. Et qu'il était complètement absorbé par ce livre. Dommage, on ne saura pas lequel. Vraiment dommage, l'éditeur aurait sûrement pu lui coller un bandeau : « Vous donne une excuse pour laisser dehors un jeune qui a oublié ses clefs » ou encore « Le livre qui vous fait oublier le retour du fils Woerth »... Cabu a manifestement sa petite idée : il suggère La princesse de Clèves...

Toujours selon le Canard, précise Alain le Gouleguec dans sa revue de presse sur France Inter, la Une est assez plaisante. « Sarko et Albert Camus : “J'ai pas pu lire “L'Étranger“, Besson l'a expulsé !“ »