Le financement participatif, dédié aux livres : Pubslush évolue

Clément Solym - 27.01.2014

Edition - Economie - financement participatif - Pubslush - plateforme pour éditeurs


La plateforme Pubslush s'était lancée voilà près de deux ans, avec pour projet de solliciter des internautes-mécènes, pour financer la réalisation de livres, sous la forme du crowdfunding. Sa première approche avait été de solliciter un contrat d'exclusivité avec les auteurs. En août 2012, la firme renonçait à ce projet, pour se consacrer à une version plus classique du financement participatif.

 

 

 

 

La plateforme vient de réviser de nouveau ses conditions de fonctionnement. Déjà centrée exclusivement sur le financement de livres et de projets d'auteurs, elle présente une solution classique et différents genres de livres sont présentés. Maintenant, une nouvelle solution baptisée Pubslush Pro est à disposition des créateurs.

 

Celle-ci offre aux éditeurs de mettre en place des pages pour que les marques elles-mêmes bénéficient du crowdfunding. Le programme sera mis en place au début du mois de février, et offrira plusieurs niveaux d'accès avec des données quantifiables sur les clients. 

 

D'un public simplement constitué d'auteurs indépendants, Pubslush bascule donc vers une offre professionnelle, qui se positionne comme une interface entre les éditeurs et le public. Un suivi des ventes, des tendances d'achat sont autant de données permettant de mieux cibler ses publications, et de minimiser les risques.

 

Le fonctionnement restera cependant identique : un partage des revenus entre la plateforme et l'éditeur. Pour jouer sur un effet de longue traîne, Pubslush maintient sur ses pages des boutons d'achats renvoyant vers les sites de ventes des marchands traditionnels, pour qu'éditeur et auteurs puissent disposer d'un canal de vente supplémentaire, après financement des campagnes. Et même si elles ont échoué.

 

Depuis ses premiers pas sur le net, Pubslush a tenté de creuser la niche du crowdfunding en se spécialisant dans le secteur éditorial. Mais le projet d'Amanda Barbara, vice-présidente de la société basée à New York n'a pas encore complètement convaincu dans sa tentative de structurer l'offre éditoriale. Face à de grosses structures comme Kickstarter ou Indiegogo et d'autres, difficiles de parvenir à faire son trou, d'une part, mais également d'être la référence.

 

La grande différence reste que Pubslush propose un seuil minimum et un objectif maximal : de ce point de vue, il est peut-être plus simple pour un auteur de parvenir à amasser une petite somme, tout en continuant la promotion de sa campagne. Et petit plus supplémentaire, Pubslush ne prend que 4 % sur les campagnes, contre 5 % sur Kickstarter et 9 % sur Indiegogo...

 

via DBW