medias

Le financement participatif prend son envol dans le livre aussi

Clément Solym - 02.09.2011

Edition - Société - financement - participatif - crowdfunding


Unbound, une société anglaise, vient de lancer un évenement original mais appelé à se répéter, Unbound Live. Des auteurs présenteront des idées de livre qu’ils aimeraient écrire. Le public choisira quelles propositions lui agréent le plus et les montants qu’il est prêt à promettre à chaque projet. À partir d’un certain montant de promesse, il restera à l’écrivain à écrire et à l’éditeur à éditer.

 

Différentes récompenses en fonction des montants sont proposés aux donateurs. À 10 £, vous avez votre nom dans le livre. À 250 £, vous avez, pour l’essentiel, une invitation pour la soirée de lancement, vous déjeunez avec les auteurs et les fondateurs d’Unbound au restaurant, et vous avez droit à deux exemplaires dédicacés. 

 


Seules 5 500 personnes ont pour l’instant rejoint Unbound, mais en seulement trois mois, ce qui n’est pas négligeable. Un des co-fondateurs, Mitchinson, a l’avantage de bien connaître les circuits du journalisme et de l’édition, car il a travaillé à Waterstone’s dans les années 80 (qui prend l’eau : notre actualitté et notre actualitté) puis à la BBC comme directeur marketing.

 

Mitchinson se réjouit des opportunités qu’offrent le réseau des réseaux « Ce qu’il y a de bien est que vous pouvez parler à des millions de personnes en même temps pour presque rien. Bien plus que de produire de simples textes, vous pouvez construire des mailings-listes et des communautés entière en ligne. Je pense qu’il s’agit d’une excellent nouvelle pour le futur des livres, de la lecture et de l’édition. Mais il faudra innover pour exploiter ces possibilités. »

 
Pour lui, les initiatives telles celles de JK Rowling font monter la pression sur les éditeurs. « Mais c’est ce qui rend la période une des plus intéressantes pour l’édition depuis la fondation de Waterstone’s (NdT : 1982). J’ai vraiment beaucoup de plaisir à faire ce que je fais. »
 

 Le financement partifipatif (en anglais crowdfunding) a déjà été utilisé pour lever des centaines de milliers d’euros, dans le logiciel pour Diaspora via Kickstarter ou dans la musique avec MyMajorCompany par exemple.

(Via PublishingPerspectives)