“Le français est la langue de la raison, de la liberté, de l'émancipation” (F. Hollande)

Nicolas Gary - 26.11.2016

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Madagascar accueille durant le week-end le Sommet de la Francoponie. « Ensemble nous partageons une langue ouverte au monde », a lancé François Hollande lors de son discours d’ouverture. L' événement est d’une immense importance pour le pays, chargé de l'organisation, depuis son indépendance. 

 

 

 

Si la francophonie est une force, salue le président de la République, c’est avant tout parce que « notre langue est la deuxième enseignée dans le monde ». Et à ce titre, précise-t-il, « la jeunesse doit être la grande priorité de notre organisation ». Plus de 250 millions d’habitants, et 750 millions d’ici trente ans, qui portent « des valeurs de liberté et des ambitions dans tous les domaines, économiques culturels, scientifiques ».

 

Et pour que sa pleine mesure soit représentée, « nous devons soutenir la diffusion d’œuvres aux francophones dans nos pays ». Une déclaration qui ne manque pas de faire écho au programme d’aides aux librairies francophones qu’Audrey Azoulay avait exposé au Salon du livre de Beyrouth.

 

 

La francophonie représente « des cibles, parce que le français est la langue de la raison, de la liberté, de l’émancipation. Parce que c’est en français que l’universalité des Droits de l’Homme et du Citoyen a été proclamée. Et c’est ce que les fanatiques n’acceptent pas ». 

 

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La défense de la langue et de la culture doit être une priorité et l’annonce de la formation de 100.000 enseignants pour l’Afrique afin de répondre aux besoins d’enseignements y participe pleinement. Il en manque actuellement 180.000, mais l’initiative de l’Institut français sera un élément de soutien. 

 

Par ailleurs, le monde francophone « revendique le droit à la diversité et le refus de l’uniformisation ». Tant de francophones parlent d’autres langues que le français se doit d’être un élément de rassemblement. « Une identité ne se protège pas en érigeant des murs. La francophonie, c’est une chance et une promesse qui sera tenue », note le président. 

 

 

 

À l’ère numérique, de menaces pour les droits d’auteurs, « nous devons faire en sorte que puissent se diffuser les créations francophones dans tous les pays ». Et ce, dans le respect des créateurs, on le comprend. 

 

« Nous ne sommes pas simplement les héritiers d’un passé linguistique. Nous sommes les promoteurs d’une conception du monde. C’est cela le sens de la francophonie : d’être ensemble parce que nous parlons la même langue, mais aussi parce que nous avons les mêmes objectifs, les mêmes volontés, les mêmes engagements. »

 

Seront également évoqués les questions climatiques, les enjeux de santé, comme le prix des médicaments ou encore la nécessité d’accords économiques. Et alors que l’on apprenait le décès de Fidel Castro, le président a indiqué : « Je souhaite que l’embargo pénalisant Cuba soit définitivement levé. La France regarde toujours Cuba comme un partenaire. »

 

On pourra retrouver l’intégralité de l’intervention dans cette vidéo :