Rentrée littéraire : La fashion week des libraires

Le goût des Françaises pour la littérature érotique

Clément Solym - 24.12.2012

Edition - Société - sexualité française - fantasmes - littérature érotique


Alors que le fulgurant succès de Fifty Shades of Grey laisse planer de sérieux doutes sur les fantasmes du lectorat mondial, une enquête menée par l'IFOP pour le compte de Femme Actuelle, amorce la sortie du 2 tome de la trilogie. Et les résultats ne manquent pas d'intérêt : on y apprend que 59 % des Françaises ont déjà lu un ouvrage érotique. 

 

 

Gambling in bed

Doe, John, (CC BY 2.0)

 

 

Et avec le lancement du tome 2 de Cinquante Nuances de Grey, se dévoile, dans ce sondage de l'IFOP, tout un pan de la sexualité des Françaises, et de leurs désirs. Ainsi, elles seraient 63 % à avoir envie d'échanges de SMS polissons, ou encore 53 % à vouloir regarder un film pornographique avec leur partenaire. Faire l'amour avec les yeux bandés fascine 36 % des répondantes. 

 

Pour ce qui est des pratiques plus directes, 24 % ont déjà été fessées, et 36 % ont mordu ou griffé leur partenaire. Le recours à un sextoy s'est fait pour 38 % d'entre elles. 

 

En revanche, messieurs, gare à vous : ces dames sont 36 % à considérer que commenter vos ébats sexuels avec un vocabulaire graveleux ou vulgaire est un tue l'amour immédiat. Pire que l'absence de préliminaires, qui concerne pourtant 26 % des femmes. 

 

Bien entendu, l'ensemble de ces questions sont étroitement liées au comportement sexuel de Christian et de sa petite souillon, dans le livre de E.L. James, et si vous avez répondu tout bon, ou presque à ce sondage, alors la lecture de 50 Shades of Grey est à préconiser dans les meilleurs délais.

 

En revanche, il n'est dit nulle part que la lecture de cet ouvrage durant les ébats amoureux avait pu enrichir la sexualité du couple... 

 

Ce sondage a été réalisé auprès de 1008 femmes, de 18 ans et plus entre le 30 novembre et le 3 décembre.

 

Une chose toutefois à garder à l'esprit : il est peut-être préférable de lire au lit que de surfer sur la toile : une étude réalisée en Grande-Bretagne montrerait l'effet négatif de l'internet au lit. Pour 15 % des sondés, les surfs au lit auraient une incidence directe sur leur sexualité. Au point que certaines addictions se développent : un Américain sur trois préférerait qu'on le prive de relation sexuelle durant une semaine, plutôt que de renoncer à l'utilisation de son smartphone...