Le gouvernement doit aider les libraires anglais

Clément Solym - 04.10.2011

Edition - Librairies - loyer - livres - angleterre


Pour que les boutiques indépendantes d'Angleterre se tournent vers le gouvernement, afin d'obtenir de l'aide dans leur commerce, c'est que la situation n'est pas terrible. Ainsi, Tim Godfray, directeur de la Booksellers Association souhaite faire entendre la voix de ses membres dans les hautes sphères du pouvoir.

Faisant valoir la force culturelle et éducative, pédagogique des libraires sur le territoire, Tim affirme qu'il est impératif de les protéger « pour le bien-être de la société ». Et d'inviter également les éditeurs à faire le nécessaire pour contribuer à cet effort de guerre.

C'est que le nombre de membres de la BA décroît depuis des années, avec 20 % de perte - 3683 membres en juin 2011 - Tim souligne que les libraires indépendants sont plus encore absents de la BA, n'étant plus que 1099 en juin 2011, contre 1483 en juin 2006. Soit 26 % de membres en moins.


Pourtant, nul ne reviendrait sur les fonctions essentielles de la librairie, et il incombe donc au gouvernement de faire un effort bienvenu en faveur des « entreprises ayant une valeur culturelle et éducative ». C'est toute la santé de la nation qui dépend de cette décision, alors que les librairies de brique et de mortier croulent sous les assauts des vendeurs en ligne.

Dans les semaines à venir, la BA compte se présenter auprès de différentes instances du pays, mais également lancer une campagne de communication, pour sensibiliser le public à leur situation. Si les chiffres d'adhésion à l'association sont effectivement préoccupants, il n'est toutefois pas question de verser dans le désespoir : « Nous ne disons pas que les librairies ne survivront pas, nous ne dirions jamais cela », affirme-t-il.

Simplement, si l'on tient à les retrouver dans le paysage, des mesures sont impératives, pour faciliter les paiements, les locations du bail commercial, et ainsi de suite.

L'équation est simple : moins de librairies, ce sont moins de ventes, moins d'auteurs, moins d'éditeurs et moins d'épanouissement culturel.

Vu de la sorte...