Rupert Murdoch laisse News Corp à son fils

Clément Solym - 11.06.2015

Edition - Les maisons - Ruper Murdoch - édition HarperCollins - News Corp


À la tête d’un véritable empire médiatique, Rupert Murdoch, 84 ans, va passer la main à son fils James, assure la presse américaine. S’il endossera toujours un rôle de président exécutif de la société, son autre fils, Lachlan deviendra co-président exécutif. 

 

Rupert Murdoch

Aaron Fulkerson, CC BY SA 2.0

 

 

Un porte-parole de la Fox confirme que la succession sera bien à l’ordre du jour lors de la prochaine réunion de l’actuel PDG, lors de son conseil d'administration. Cependant, personne ne confirme ce qui ressemble bien à une transmission dans les formes. 

 

Qualifié de « dernier magnat des médias », Rupert Murdoch a bâti un monstre avec la création de News Corporation en 1979. Tant dans la télévision que dans les studios de production hollywoodiens (la 20th Century Fox...), il compte également plusieurs publications comme le Wall Street Journal, le New York Post et Sky Television.

 

En plus de la presse, il s’était aussi intéressé à l’édition avec l’acquisition de HarperCollins – qui avait l’an passé racheté Harlequin à la société canadienne Torstar. 

 

Avec le temps, Murdoch se serait progressivement détaché de tout ce qui touche au divertissement, pour se concentrer sur la partie journalistique de son groupe. Et ce, alors que la production audiovisuelle se taille la part du lion dans les revenus du groupe.

 

Il était cependant à la tête de la 21st Century Fox, dont il laisserait alors la direction à son fils. C’est la première fois que les projets de succession semblent aussi clairs. Jusqu’à lors, les rumeurs étaient nombreuses, évoquant même la possibilité qu’Elizabeth, la fille, soit privilégiée pour les meilleurs postes.

 

News Corp est l’un des plus grands empires médiatiques au monde. Avec ses 34 milliards d’euros de chiffre d’affaires et ses filiales partout dans le monde, difficile d’échapper à l’empire des médias créé par Rupert Murdoch. Une omniprésence qui ne plaît pas à tout le monde. 

 

En 2013, les activités du groupe avaient été scindées, pour leur conférer une meilleure rentabilité : d’un côté la branche audiovisuelle, de l’autre, les médias — dont la partie publishing.