Le groupe d'édition Bonnier refrène son service d'autopublication

Laure Besnier - 17.11.2017

Edition - Les maisons - édition Bonnier - Type Tell - plateforme autopublication


Seulement huit mois après son lancement, le groupe d’édition Bonnier annonce la fermeture de la branche britannique de la plateforme d’autopublication Type & Tell. Elle sera effective le 20 décembre 2017. Après la fermeture du service Pronoun par le groupe Macmillan, il semble donc que l'activité d’autopublication gérée par des éditeurs soit délicate. 

 




La plateforme d’autopublication britannique Type & Tell a annoncé sur son site sa fermeture prochaine. D’ici là, il n’est plus possible d’utiliser les services habituellement proposés qui permettaient aux auteurs de contrôler la typographie de leurs livres (en format imprimé et numérique), le design, le prix et la distribution qu’ils financent entièrement dès le départ. En retour, les auteurs recevaient cent pour cent des redevances. Selon The Bookseller, la plateforme comptait 500 usagers. 

 

Macmillan ferme Pronoun, son service d'autopublication

 

Type & Tell avait été lancée en Angleterre par le groupe d’édition suédois Bonnier lors de la Foire au Livre de Londres, en mars. Les services d’autopublication avaient déjà été testés en Suède, depuis septembre 2015, où elle continue de fonctionner aujourd’hui. Selon The Bookseller, la version finlandaise de Type & Tell serait aussi en train de fermer.

 

La raison de cette fermeture ? Selon Jon Watt, le responsable de la filiale britannique de Type & Tell : « Une réévaluation des priorités du groupe d’édition Bonnier ». De ce fait, les trois employés de Type & Tell anglais, dont Jon Watt, ont été remercié. Ils continueront cependant de travailler jusqu’au dernier jour et le groupe Bonnier serait en train de leur chercher une autre place dans le groupe.

 

À cela, Jon Watt ajoute : « Je pense que le marché des services d’autopublication est assez lent. Nous demandons aux auteurs d’investir de l’argent dans leur écriture et c’est rarement une décision instantanée. Ce n’est pas automatisé, il s’agit de bâtir une relation et cela prend du temps. L’autopublication est un domaine en pleine expansion et les auteurs ont d’énormes ambitions, ce qui est normal, mais le succès, c’est d’avoir un produit de qualité et de combler les lacunes de découverte et de marketing. Ils doivent recevoir les outils et les connaissances nécessaires pour trouver leur public. » 

Pour d'autres, comme le site The Digital Reader, la plateforme aurait fermé, car elle n'aurait pas réussi à se démarquer de la compétition. Elle ressemblerait trop à d'autres plateformes.
 


Via The Bookseller