Du Financial Times, à The Economist : Pearson se dépouille de sa presse 

Julie Torterolo - 27.07.2015

Edition - Economie - The Economist - Pearson - Vente


Après l’officialisation de la vente du Financial Times au média japonais Nikkei, le groupe Pearson semble soucieux de se séparer de The Economist. L’éditeur britannique souhaiterait en effet vendre les 50 % de participation qu’il détient dans le prestigieux groupe depuis 1957. Une véritable table rase du passé pour Pearson qui souhaite désormais se concentrer sur « le volet éducatif ».

 

Said : Oh Fuck! (la crise vu par The Economist)

(Clément Petit, CC BY 2.0)

 

« Pearson confirme qu’il est en discussion avec le conseil d’administration du groupe The Economist et les administrateurs examinent la vente potentielle de notre participation de 50 % dans le groupe. Il n’y a aucune certitude que ce processus mène à une transaction », a expliqué ce samedi un porte-parole de Pearson. Une information confirmée par le Financial Times, plutôt bien placé sur le sujet. 

 

C'est d'ailleurs exactement le même discours que celui balancé à la presse la semaine passée, et qui concernait cette fois la vente du FT. 

 

Les négociations semblent pourtant être bel et bien avancées. Le groupe européen Exor a en effet affirmé dans la foulée « être en discussion avec le groupe The Economist », afin « d’augmenter son investissement dans le groupe ». Depuis 2009, cette holding de la famille italienne Agnelli ne détient que 4,7 % du groupe. 

 

D’autres investisseurs potentiels ont également été évoqués par le Financial Times (FT). Seraient intéressées les familles Schroder, Cadbury et Rothschild. 

 

Toujours est-il que les 50 % détenus par le fameux éditeur Pearson, sont à ce jour estimés à  400 millions de livres rapporte le Financial Times, soit moitié moins que la vente de ce dernier. 

 

Dans tous les cas, la vente doit être approuvée par les quatre administrateurs du groupe « dont l’ancien ministre conservateur Lady Bottomley et ancien secrétaire de cabinet Seigneur O’Donnell » précise le FT, tout en rappelant que le rôle des administrateurs est avant tout de « préserver l’indépendance continue de la propriété de la société et de l’indépendance éditoriale de l’économiste ».