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Le groupe Pearson supprime 3 000 emplois supplémentaires

Antoine Oury - 04.08.2017

Edition - Les maisons - Pearson édition - Pearson suppressions postes - Pearson


Malgré des résultats en hausse, Pearson poursuit sa politique de suppression de postes dans le cadre d'un vaste plan d'économies. Après la vente de 22 % du groupe Penguin Random House à Bertelsmann, qui en devient l'actionnaire majoritaire, Pearson cherche encore à améliorer ses résultats, qui sont pourtant redevenus positifs.


Pearson HQ Melbourne
(photo d'illustration, Michael Coghlan, CC BY-SA 2.0)
 

La série noire continue pour les employés de Pearson : après une première vague de suppressions de postes en janvier 2016, qui concernait 4 000 personnes, le groupe récidive malgré des résultats à la hausse. En effet, tout en annonçant la disparition de quelque 3 000 emplois, Pearson se félicite d'un retour dans le vert, avec un bénéfice opérationnel de 16 millions de livres (17,7 millions d’euros) pour le premier semestre 2017.

 

Dans un communiqué, le groupe réserve une ligne à ces suppressions de postes, en indiquant qu'elles aboutiront sur la disparition « d'environ 3 000 emplois à plein temps », dans le cadre du plan de restructuration. Le groupe envisage d'économiser 300 millions £ sur la période 2017-2019. Pearson comptait environ 35 000 salariés dans le monde, aux dernières nouvelles, en Grande-Bretagne, aux États-Unis, en Afrique du Sud ou encore au Brésil et en Chine, mais le plan social devrait justement réduire la présence dans les pays autres que la Grande-Bretagne.

 

Toutes ces opérations dans le but de rassurer des actionnaires qui se montrent particulièrement nerveux : en mars 2016, certains d'entre eux avaient tapé du poing sur la table en constatant que leurs dividendes avaient baissé. La direction du groupe avait expliqué les mauvais résultats des derniers mois, avec une dette nette équivalente à 1,1 milliard £ en 2016, par les transformations importantes du marché de l'édition scolaire.

 

De nombreux spécialistes pointent aujourd'hui la stratégie erratique du groupe, qui a mal négocié son entrée dans l'ère numérique et a préféré augmenter les prix de ses manuels scolaires plutôt que de remettre en question son approche commerciale.

 

Parmi les autres pistes évoquées par Pearson, on trouve l'automatisation des processus, la mutualisation des ressources ou encore la réduction des postes de direction. La vente de 22 % de Penguin Random House, sur les 49 % que possédait à l'origine Pearson, devrait par ailleurs apporter une sécurité supplémentaire quant aux résultats à venir. La transaction avait été conclue pour 878 millions €.