Rentrée littéraire : La fashion week des libraires

Le Journal de Kafka, une nouvelle traduction par Laurent Margantin

Clément Solym - 13.03.2014

Edition - Société - Franz Kafka - Laurent Margantin - traduction


C'est une nouvelle traduction du Journal de Kafka, que Laurent Margantin vient de proposer sur son site, Oeuvres ouvertes. C'est un nouvel espace baptisé webliothèque qu'il a mis en place, proposant des ressources en littérature en accès libre. Sur 170 pages, on en découvre plus sur l'auteur. « C'est un chantier que j'ai lancé voilà un an déjà », explique Laurent Margantin. 

 

 

 

 

Kafka est une obsession pour le traducteur, agrégé d'allemand, qui s'est déjà longuement consacré à l'auteur allemand. Il a déjà proposé de nombreuses traductions des oeuvres, comme, A la Colonie pénitentiaire, d'Un artiste de la faim et de Première souffrance qui peuvent être retrouvées dans la webliothèque. 

 

« Le Journal est l'espace d'une écriture nocturne où les visions du jour se confondent avec les scènes de rêve. Éveillé au coeur de la nuit, Kafka se dit même condamné à l'insomnie par le seul fait d'écrire, évoquant la puissance de ses rêves qui l'empêche de dormir », écrit Laurent Margantin.

 

Kafka commence la rédaction de son Journal en 1910, elle se poursuivra jusqu'en 1922. Le Journal est une espèce de "laboratoire littéraire" où se mêlent des visions du quotidien à des morceaux de récit en cours. De nombreux passages peuvent être qualifiés de "flux d'écriture" : la ponctuation a disparu, la syntaxe est parfois libre, il s'agit pour Kafka d'exercices littéraires rapides au caractère brut. Cette dimension n'est pas rendue dans la traduction de Marthe Robert publiée dans les années cinquante. D'autre part, plusieurs passages ont disparu, où il est question des bordels fréquentés par Kafka dans les premières années du Journal. Un point important également : la traduction se base sur l'édition critique allemande la plus récente, édition génétique des journaux : il faut en effet parler au pluriel, car il y a douze cahiers en tout, et il arrivait à Kafka d'écrire dans plusieurs en même temps.Pour en savoir plus. La traduction a d'abord eu lieu sur un blog dédié où elle se poursuivra avec les onze autres cahiers.

 

La traduction nouvelle est proposée via Calameo, avec un code exportable pour partager au maximum cette nouvelle approche.