Le juge des référés met Franck Ribery sur la touche

Clément Solym - 15.12.2011

Edition - Justice - football - Franck Ribéry - référé


Le footballeur n'a définitivement pas de chance : pour la seconde fois, voici qu'un procès intenté contre un éditeur et l'auteur d'un livre qui le prend pour sujet le renvoie dans ses six mètres. Pour un milieu à tendance ailier gauche, ça la fout mal. 

 

L'ouvrage en question, publié aux éditions du Moment, La face cachée de Franck Ribéry, était attaqué pour violation du secret de l'instruction. En effet, pour le pousse-citrouille (autre nommé donné aux footballeurs), le livre de Matthieu Suc et Gilles Verdez allait trop loin... plus particulièrement dans l'affaire Zahia.

 

Mais si, souvenez-vous de cette époque pas si éloignée où l'on avait découvert que les petits joueurs de foot s'offraient de temps à autre des parties de jambes en l'air sans pelouse ni ballon, avec des jeunes filles rémunérées pour l'occasion. Sauf que dans le cas de Zahia, ça coinçait : elle n'avait que 16 ans. Chose que les joueurs ne savaient pas, avait-elle promis.

 

 

En 2009, donc, Ribéry a couché contre espèces sonnantes avec la prostituée. Et les journalistes, dans leur livre, faisaient valoir des procès-verbaux d'audition, en rapport avec cette affaire. 

 

Sauf que pour le juge des référés, la présence de ces documents dans le livre ne nécessite pas le recours à un référé, justement. En l'occurrence, le référé permet la mise en place de mesures provisoires, pour que le plaignant puisse profiter d'une certaine couverture, en attendant le jugement de fond. Or, le fond sera justement examiné le 30 octobre 2012.

 

Retrouver le livre La face cachée de Ribéry, sur Comparonet

 

 Il ajoute, cité par l'AFP, que « la demande de surseoir à la publication d'un livre (...) semble parfaitement disproportionnée au regard de l'atteinte susceptible d'être portée à la liberté d'expression et ne saurait se concevoir sans raisons sérieuses parfaitement établies ». Des accusations de violation de secret de l'instruction nécessitant, pour être approuvées, de « faire l'objet d'un examen de fond », le juge rejette donc la demande.