Le juste prix de vente public pour un livre numérique ? 3,99 $

Clément Solym - 10.05.2013

Edition - Economie - livres numériques - vente de livre - prix moyen


La société Smashwords, qui diffuse des oeuvres d'auteurs et d'éditeurs indépendants vient de diffuser une longue étude, présentant différents types de résultats sur l'exploitation des livres numériques. Une importante somme de données à relever avec précision, pour qui s'intéresse de près au marché du livre numérique.  

 

Pour l'étude diffusée cette année, plus de 12 millions $ de ventes ont été analysés, sur une collection de 120.000 ebooks vendus entre le 1er mai 2012 et le 31 mars 2013. Des ventes réalisées au travers des ebookstore de Barnes & Noble, iBookstore, Sony, Kobo et Amazon - bien que seuls 200 des 200.000 titres du catalogue total de Smashwords y soient commercialisés. 

 

« Comme nous sommes le plus grand distributeur de livres numériques indépendants au monde, je pense que notre étude est l'analyse la plus complète jamais opérée sur la manière dont le marché des ebooks venus d'auteurs autoédités et d'éditeurs indépendants se comporte », précise le fondateur du site, Mark Coker. 

 

Or, ce qu'il faut probablement retenir comme étant la donnée la plus essentielle, c'est que la plupart des ouvrages vendus tournent autour d'un tarif de 2,99 $, alors que l'an passé, le choix des auteurs s'était porté sur 99 cents.

 

 

 

 

Mais les exemplaires qui se vendent le mieux ont un prix de vente public de 3,99 $. Un résultat réellement étonnant, considère Mark Coker, qui assure que les auteurs ayant commercialisé des ouvrages à ce tarif ont obtenu un résultat financier de 55 % supérieur par rapport à tous les autres prix de vente. 

 

En comparaison, les ebooks entre 99 cents et 1,99 $ présentent des sous-performances - et plus particulièrement encore quand ils sont proposés à 1,99 $. 

 

D'autres éléments peuvent amener à penser la conception de livres numériques. Les 100 best-sellers de la liste, comptent 115.000 mots en moyenne. Cela n'implique pas que la réussite soit fixée à ce niveau - si l'histoire mérite 50.000 mots, pas question de doubler la dose, assure-t-il. 

 

 

 

 

Consulter l'étude