'Le Kindle doit s'ouvrir aux autres formats', Tim O'Reilly

Clément Solym - 23.02.2009

Edition - Société - Kindle - ouverture - formats


L'annonce du Kindle 2 n'aura été finalement qu'un grand coup d'esbroufe : si l'engin peut satisfaire la curiosité du grand public, il n'en reste pas moins décevant pour les professionnels. Et à ce titre, Tim O'Reilly enfonce un peu le clou dans les colonnes de Forbes.

Selon lui, « à moins qu'Amazon n'embrasse les formats d'ebooks ouverts, comme l'ePub, qui permet la lecture d'un livre sur différents supports, le Kindle aura disparu d'ici deux ou trois ans ». Et ce, en dépit de toute la campagne médiatique faite autour du produit.

Et pour justifier ses propos, il s'appuie sur une histoire remontant à 1994, alors qu'il échangeait quelques propos avec un ponte de Microsoft, Nathan Myhrvold. Selon lui, il fallait parvenir à occuper l'espace situé entre deux situations : celle où quelques rares documents sont lus par des millions de personnes et celle où des millions de documents sont lus par quelques rares personnes.

L'idée globale était donc de parvenir à un intermédiaire entre les deux cas, comme avec le Kindle : faire en sorte de partager un maximum d'informations pour un maximum de personnes. Or, les restrictions du Kindle ne permettent pas cette démocratisation. Disposer d'une immense plateforme de distribution sans que l'on offre des documents accessibles à tous revient également à proposer un outil - déjà incomplet - mais qui ne peut pas tout lire.

Les normes ouvertes représentent plus qu'un simple pas technologique : elles désignent une ouverture vers un autre outil technique moins restrictif et nécessairement plus attrayant. Un peu comme l'absence de DRM...