Le Kindle Fire : véritable succès... qui plombe les finances

Clément Solym - 26.10.2011

Edition - Economie - Amazon - Jeff Bezos - Kindle Fire


Quand Amazon donne l'impression de vaciller, c'est toute une vague d'inquiétude qui s'abat sur les investisseurs, et par extension, les marchés. C'est que les actions ont chuté de 12 %, suite à une annonce faite mardi, laissant envisager des bénéfices moindres pour les investisseurs. Et c'est susceptible, un investisseur...


Les prévisions pour le 4e trimestre de la société sont de 16,34 milliards $ de CA, contre 18,65 milliards $ pronostiqués par les analystes. Cependant, on resterait sur une croissance de 27 à 44 % en regard de l'année passée. Les ventes ont d'ailleurs augmenté de 44 % sur le troisième trimestre, assurant d'une grande réussite.

 

 

Cependant, l'arrivée et les investissements réalisés pour le Kindle Fire, pourraient faire annoncer une perte de bénéfice de 200 millions $, qui s'établiraient alors à 250 millions $.

 

La marge du cybermarchand serait impactée, du fait, précisent les analystes, de ces investissements récents réalisés pour le Kindle Fire. Mais pas simplement pour l'appareil lui-même. En effet, les différents types de contenus et autres accords passés représentent de l'argent et du temps - on pensera notamment au service de cloud computing et l'accroissement des opérations de vente en ligne.

 

Des investissements lourds et divers, qui plombent les résultats... tout cela nécessitait l'intervention du PDG : « Dans les trois semaines qui ont suivi le lancement, les commandes du Kindle Touch ont été deux fois supérieures au dernier lancement. Et, en s'appuyant sur ce que nous constatons des précommandes du Kindle Fire, nous augmentons la production, et fabriquons des millions d'appareils de plus que ce que nous avions planifié. »

 

On parle en effet de 4,5 à 5 millions d'appareils qui seraient commercialisés avant la fin de l'année 2011, alors que le lancement officiel se fera en novembre. (voir notre actualitté)

 

Sauf que la patience des investisseurs commence à atteindre ses limites, expliquent les cabinets d'analyse, et finalement, certains en viennent à se demander ce qu'il en est réellement. Avec une marge d'exploitation de 4 %, lorsque les sociétés high-tech ont besoin de 20 %, on remettrait même la rentabilité d'Amazon en question...