Le Labo de l'Édition, une 'réconciliation entre le numérique et l'édition'

Clément Solym - 07.12.2011

Edition - Société - Labo de l'Édition - Paris - incubateur


Inauguré ce 7 décembre par Bertrand Delanoë, le Labo de l'Édition se veut désormais une nouvelle référence, lieu d'innovation « dédié au secteur du livre ». Avec ses 500 m², il « constitue un outil à disposition de l'ensemble des acteurs du livre ». Tout cela est bel et bon.

Situé en plein Paris, cette ouverture fait, de loin en loin, écho à celle de l'inauguration du Googleplex, où Denlanoë était également présent hier soir, dédié cette fois plus largement à la culture. Le Labo a été rénové et confié aux bons soins de Laboratoire Paris Région Innovatio, qui écope de l'animation, « en lien avec les communautés concernées et les professionnels ».

« La diffusion simultanée en papier et numérique des oeuvres est très bien », assure alors Bertrand Delanoë, avant d'ajouter : « Je préfère le papier, et aime bien avoir des livres partout. Mais je suis vieux, pour les jeunes, le numérique, c'est bien. » Car l'important, assure-t-il, c'est « la diffusion du contenu ».

 

 


Le laboratoire profite de différents partenariats, comme le MOTif, observatoire du livre en IDF, ainsi que la Sofia, société de perception des droits, ou encore le SNE, syndicat national de l'édition. Jean-Louis Missika, adjoint chargé de l'innovation, de la recherche et des universités, souligne l'importance du secteur numérique, aujourd'hui émergent « que nous avons à coeur de soutenir ». Pour lui, ce Labo c'est « un lieu de réconciliation du numérique et de l'édition ».

 

C'est donc entendu, les deux univers étaient fâchés...

Beaucoup de start-ups ont postulé à l'appel d'offre pour les places disponibles, dévoilant la vivacité du marché, estime-t-il, mais on ne saura pas combien, ni combien ont été retenues.

Du reste, le maire de Paris continue de croire que sa ville peut relever les défis de la crise, sans opposer développement économique et création culturelle. C'est donc là une autre raison d'être du Labo. « Il faut respecter l'identité des créateurs qui créeront comme ils le souhaitant. Toujours dans une optique de liberté », souligne-t-il. « Il m'importe autant de venir au Labo de l'Édition que d'allers dans une librairie traditionnelle. Vive la liberté. »

Lyne Cohen-Solal, adjointe chargée du commerce, de l'artisanat, des professions indépendantes et des métiers d'art, le Labo, situé au coeur du Quartier Latin servira « d'interface aux rencontres entre les acteurs du numérique, de la librairie et de l'édition traditionnelle, afin qu'ils inventent ensemble les modèles et les services qui garantiront leur croissance et leur pérennité ».

Le Labo pourra en effet être loué pour des événements particuliers.

 

Le Labo revendique toutefois une grande neutralité, comme espace « ouvert aux professionnels, cherchant à encourager et soutenir l'innovation à toutes les étapes des la filière du livre ». Structure hybride, elle comportera un rez-de-chaussée d'animation sur les mutations du secteur et un premier étage d'entreprises, en incubateur.

 

Parmi les premières sociétés qui compteront dans le Labo, on retrouvera StoryLab, Flexedo, WeLoveWords, Aux forges des Vulcain, ou encore Gutenberg Technologys et manolosanctis.