Le libraire américain Barnes & Noble veut écouler de l'alcool

Antoine Oury - 05.01.2016

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La chaîne de librairies américaine Barnes & Noble entend régulièrement son éloge funèbre : après la fermeture de Borders en 2011, personne ne donnait cher de sa peau. Certes, la situation n'est pas brillante, mais B&N avait su s'adapter au ecommerce, et même proposer une offre compétitive en matière de lecture numérique. Pour 2016, la chaîne souhaite faire de ses librairies des lieux de convivialité, et ne cracherait pas sur un peu d'alcool pour y parvenir.

 

Double-brand with foam

(Stephen Cummings, CC BY 2.0)

 

 

Barnes & Noble propose depuis plusieurs années déjà des espaces de restauration dans la plupart de ses librairies : un endroit où consommer un café, et quelques collations, dans l'espoir que les clients restent un peu plus longtemps et découvrent plus de livres. Ou invitent leurs amis. L'enseigne avait même mis en place une opération à base de cafés gratuits, pour peu que l'on montre patte blanche et une application B&N installée sur un appareil.

 

À présent, la chaîne souhaite franchir une étape supplémentaire en obtenant un permis de vente d'alcools : vins et bières, pour le moment. La demande a été déposée à la fin du mois de décembre dernier, et le vendeur de livres attend désormais de savoir s'il peut faire de la place pour une tireuse sur le comptoir. Si le permis est octroyé, c'est évidemment à New York que la première librairie-bar verra le jour. La demande de permis ne concerne d'ailleurs que cet État, et les horaires de la boutique resteraient inchangées : l'ouverture court tout de même jusque 22h, largement de quoi commencer la soirée. Si l'autorisation est accordée, d'autres demandes interviendraient, sans aucun doute.

 

Indéniablement, B&N met l'accent sur ses boutiques. L'expérience de la lecture numérique et du ecommerce a pris un goût plus amer que la plus forte des bières pour Barnes & Noble : si son appareil Nook a su se tailler une place, la concurrence l'a rapidement relégué au fond des cartons. La part numérique des activités de B&N, pour l'année fiscale 2015, était ainsi en recul de 47,8 %, et elle ne cesse d'apporter des malheurs à la chaîne : des consommateurs ont ainsi lancé une action en justice pour vente de câbles USB défectueux...

 

Le libraire ne s'avoue pas vaincu, malgré tout : outre cet espoir placé dans les assoiffés de l'Amérique, B&N souhaite élargir sa gamme de produits, et se tourne, entre autres, vers les jouets pour enfants...

 

(via UticaOD, Good eReader)