Rentrée littéraire : La fashion week des libraires

Le libraire canadien Indigo vise une expansion internationale

Cécile Mazin - 28.06.2013

Edition - Librairies - Indigo Books - librairie - Canada


Tout comme son confrère étatsunien Barnes & Noble, le Canadie Indigo Book and Music souhaite s'étendre à l'international, pour profiter de nouvelles opportunités. La PDG de la chaîne, Heather Reisman, vient récemment d'en faire l'aveu. Le développement de son entreprise passera par deux points cruciaux : l'investissement sur la vente en ligne et l'étranger. Mais il n'est pas dit si ce seront des ouvertures de magasins « de brique et de mortier » à l'étranger...

 

 

 

 

Dans un entretien accordé à The Globe and Mail, Mme Reisman souligne que ses établissements sont obligés de se réinventer, et d'accorder aux ventes numériques une place plus importante, pour apporter de nouveaux revenus. « Notre intention est que le nouveau Indigo soit une société mondiale », lance-t-elle, évoquant par conséquent, « une transformation radicale ». 

 

Son projet de croissance, elle le doit à une veille concurrentielle qu'elle a entreprise, en voyageant durant plusieurs années pour examiner les boutiques physiques à travers le monde. Et si l'acquisition d'une chaîne, comme Barnes & Noble, n'est pas du tout à l'ordre du jour, l'expansion passera bien par une présence à l'étranger.

 

Avec un secteur de l'ebook qui représente 20 % des ventes totales de livres sur le territoire américain, il est essentiel de s'installer sur ce segment, insiste la PDG.

 

Selon les données de Booknet Canada, les ventes ont culminé l'an passé à 17,6 % sur le territoire canadien, durant le premier trimestre, avant de redescendre à 12,9 % au quatrième trimestre. Cette diminution de 5 % induit que les effets de mode des fêtes de fin d'année n'ont pas été pérennisés, avec un certain désintérêt probablement, motivé par un manque d'ouvrages en catalogue. 

 

Mais contrairement aux concurrents, Indigo afficherait une croissance portée par des ventes très favorables. Suite aux différents investissements réalisés, il faudra attendre 18 à 24 mois pour que les bénéfices soient récoltés, mais les premiers indicateurs sont plutôt positifs assure-t-elle.

 

À titre de comparaison, Barnes & Noble vient d'afficher une perte pour son 4e trimestre 2012, consécutivement aux trois premiers. Indigo, pour sa part, a enregistré une perte de 8,2 millions face à des bénéfices de 125 millions $.