Le livre de Lena Dunham dérange un homonyme du violeur

Julien Helmlinger - 10.12.2014

Edition - International - Lena Dunham - Not That Kind of Girl - Viol


Cet automne, l'actrice et réalisatrice américaine Lena Dunham, célèbre pour avoir créé la série Girls, a publié son premier livre, des mémoires intitulés Not That Kind of Girl. La publication s'est rapidement hissée au sein des listes de best-sellers, mais non sans susciter sa part de controverse. L'auteure y confie notamment avoir été victime de viol lors de ses années de collège passées à Oberlin, dans l'Ohio, décrivant son agresseur comme un Républicain moustachu nommé Barry. Un faux nom, assure son éditeur, mais dont le choix dérange un véritable Barry.

 

 

 

Comme le rapporte son avocat, un certain Barry, qui était lui aussi scolarisé au collège d'Oberlin, a l'impression de se reconnaître dans la description faite du violeur dans les mémoires de Lena Dunham. Évidemment cette ressemblance n'est pas à son goût. Visiblement, Barry is not that kind of guy. Mais selon les précisions de son avocat, lui et son client ont tenté en vain d'attirer l'attention de la maison Random House et de son auteure, depuis des mois.

 

Il explique : « Il a fallu la menace de poursuites pour leur faire prendre des mesures. Nous avons certainement laissé entendre que nous pensons que notre client était diffamé, mais nous avons essayé d'être aussi raisonnables que possible. Le remède pour résoudre ce problème n'est pas nécessairement de nature juridique, et nous le reconnaissons. Une grande part de la souffrance par laquelle Barry était sur le point de passer aurait pu être réparée par une simple action de rattrapage par Mlle Dunham et Random House. »

 

Pour sa défense, la maison Random House a publié un communiqué. Par celui-ci, elle soutient avoir précisé, à la page où figure la notice d'édition du bouquin, que certains noms et autres détails risquant de conduire à une identification de certains protagonistes avaient été modifiés. L'éditeur admet que ce prénom de Barry fait bien partie des pseudonymes concernés par la mesure en question.

 

Le bouquin se vend bien, et demeure actuellement à la 15e place de la liste des best-sellers du L.A Times, liste au sein de laquelle il figure depuis neuf semaines consécutives. La version numérique et les futures impressions du titre ne manqueront pas de faire mention à l'usage du pseudonyme de Barry, promet la maison Random House, en son nom comme en celui de son auteure.