Le livre ne mourra jamais, c'est Random House qui le dit

Clément Solym - 11.03.2008

Edition - Les maisons - Gail - Rebuck - Random


Pas exactement Random House, mais sa présidente et directrice générale  qui a déclaré que la numérisation, certes inévitable, serait avant tout une force libératrice pour l'industrie du livre.

Lors de la cérémonie annuelle de la boîte à Londres, elle a comparé cette mutation à celle connue au XVe siècle, lorsque Gutenberg a bouleversé le monde avec l'impression. Pour elle, voilà « une opportunité sans précédent » qui touchera un autre public. D'ailleurs, elle estime que la vente directe par les éditeurs depuis leur propre site internet ne peut être que limitée à terme.

« Les consommateurs ne sont pas intéressés par l'affichage de la marque de l'éditeur, parce qu'ils achètent avant tout des livres en fonction de l'auteur ou du sujet », ajoute-t-elle. En ce sens, les cybermarchands sont presque indispensables.

D'un autre côté, les livres électroniques sont un phénomène de mode que les éditeurs doivent cependant prendre au sérieux. Et plus encore sur les droits d'auteur, non pas dans l'intérêt des éditeurs, mais plutôt dans celui des écrivains. Une étude avait à ce titre montré que les lecteurs seraient prêts à payer pour télécharger les livres numériques.

Mais en se tournant vers l'avenir, elle se projette en 2050, et ne voit aucune importance à ce qu'un romancier soit lu sur support numérique ou papier. « En qualité d'éditrice, quelle que soit la technologie qui transmet l'essence de ce que je vends, l'important est le plaisir du consommateur. Je crois qu'il y a une irréductible qualité de lecture qui signifie que le livre ne mourra jamais. »