Canada : deux millions d'ebooks prêtés en bibliothèque

Clément Solym - 25.08.2015

Edition - Bibliothèques - prêt ebooks - bibliothèque Canada - Prêt numérique


Progressivement, le service de prêt d’ebooks mis en place au Canada mène sa barque. Prêt numérique annonce avoir dépassé les 2 millions de titres empruntés dans les différents établissements qui ont souscrit à cette offre. 

 

 

 

Entre les investissements opérés et l’implication des différents acteurs, Jean-François Cusson, directeur général de bibliopresto, salue avant tout « l’énergie déployée par les bibliothèques participantes, sans qui rien de tout cela n’aurait été possible ». 

 

Le premier million avait été atteint le 6 septembre 2014, soit près de 996 jours après le lancement. Et il n’aura fallu que 345 jours de mieux pour arriver, ce 17 août, à la barre du 2e million. Le projet pilote démarré en 2011 voit son avenir plutôt radieusement. 

 

Pas un mot, en revanche, sur les difficultés qui peuvent se poser, et que l’on remarque pourtant avec nervosité dans le reste du Canada. Dans l’Ontario, comme ailleurs, les personnels ont pris l’habitude d’informer les usagers des prix que pratiquent les éditeurs, pour l’achat d’ebooks.

 

« Les gens sont assez choqués lorsqu’ils réalisent combien payent les bibliothèques pour des ebooks », notait Roxanne Toth-Rissanen, directrice des bibliothèques publiques de Sault Ste. Marie

 

Le système de licences ne prévoit par ailleurs aucun contrôle sur les conditions contractuelles : un éditeur pourra librement faire bondir les prix — Hachette a essayé, c’est passé — ou réduire le nombre de prêts possibles, à sa guise. Ce modèle plutôt délétère vis-à-vis d’une politique patrimoniale ou d’une politique de lecture publique est pourtant en vigueur pratiquement partout, France en tête, avec le système Prêt Numérique en Bibliothèque, PNB, géré par Dilicom.

 

Mais Prêt numérique est en liesse et l'heure est au champagne : « Il s’agit sans l’ombre d’un doute de l’expérience de prêt numérique en bibliothèque la plus aboutie et la plus populaire de l’ensemble de la francophonie. Voilà de quoi être fiers », annonce-t-on. C’est PNB qui va apprécier.