Le livre serait-il trop cher au Gabon ?

Clément Solym - 11.08.2008

Edition - Société - livre - Gabon - cherté


Nos confrères de Gabonews relatent le débat qui a eu lieu à l'Assemblée nationale lors de la présentation d'ouvrages de Nadia Origo par UDEG (union des écrivains gabonais). Il y était question du prix trop élevé des livres édités au Gabon et d'une régionalisation des écrits qui seraient nocifs à la visibilité de la littérature gabonaise au Gabon mais aussi en Afrique et en France.

Le général, Pierre Odounga Pepe considéré comme le « doyen des écrivains gabonais » explique que : « lorsque l’éditeur accepte le manuscrit ou le tapuscrit de l’auteur, tout le travail sur la production, la publication, la distribution ne lui revient plus. Il revient à la maison d’édition de fixer un prix, de le distribuer par rapport à tous les contours qui s’y rapportent ». On ne peut donc pas imputer la faute de la cherté du livre aux écrivains.

Par contre on pourrait leur reprocher de produire des écrits trop ciblés sur une région particulière ou une ethnie. C'est du moins l'avis de Chamberlain Moukouama, Journaliste pour la chaîne 2 qui conclut par « Je pense que l’universalisation du style des auteurs peut impulser une dynamique du livre au Gabon ».

Enfin, le général, Pierre Odounga Pepe, ajoute qu'« Il faudrait une politique du livre au Gabon » et précise « on a soumis depuis des décennies aux autorités politiques notamment au ministère de la Culture une ligne budgétaire, pouvant permettre de construire les maisons d’édition gabonaises, des imprimeries. Et tout ceci pourra réduire le coût du livre gabonais ».

Un problème qui se rapproche de celui constaté par les maisons d'édition vietnamiennes qui du fait de la cherté du livre n'arrivent pas à conquérir un large public qui préfère à tout prendre s'acheter du pain.