medias

Le “Loup de Wall Street” remboursera ses victimes grâce à ses livres

Antoine Oury - 23.08.2018

Edition - Justice - Loup de Wall Street livres - Jordan Belfort livre - Jordan Belfort procès


Connu sur les places financières, le nom de Jordan Belfort a été popularisé par deux livres, mais surtout un film, Le Loup de Wall Street, réalisé en 2013 par Martin Scorsese, avec Leonardo DiCaprio dans le rôle-titre. Belfort, auteur de trois livres, deux autobiographies et un livre de développement personnel, a accepté, après des années de procès, de dédommager les victimes de ses manipulations et arnaques.





 

The Wolf of Wall Street, publié pour la première en 2007, a été écrit par Jordan Belfort dès sa sortie de prison : il purgeait alors une peine pour de multiples cas d'escroquerie. Dans les années 1990, avec sa société Stratton Oakmont Inc., Belfort avait arnaqué des centaines d'investisseurs en les poussant à acheter des actions à la valeur dérisoire. 

 

Selon la justice, qui l'arrête à la fin des années 1990, Jordan Belfort aurait escroqué un peu plus de 1500 personnes, et se retrouvait donc sommé de rembourser 110,4 millions $, selon l'ordonnance de la justice publiée en 2003. Après environ 13 millions $ remboursés sur la vente de ses actifs et autres propriétés, Belfort avait accepté de verser la moitié de ses revenus annuels, chaque année, pour rembourser ses victimes.

 

En octobre 2013, la justice s'intéresse de nouveau aux comptes de Jordan Belfort : entre 2007 et 2009, il n'aurait reversé que 700.000 $ aux victimes, alors que les droits d'auteur perçus sur ses deux livres autobiographiques, The Wolf of Wall Street et Catching the Wolf of Wall Street : More Incredible True Stories of Fortunes, Schemes, Parties, and Prison, tous deux publiés par Bantam, lui auraient rapporté plus de 1,5 million $ sur cette période.

 

Au moment de la sortie du film, rebelote : les procureurs soupçonnent Belfort de ne pas avoir versé la moitié des sommes perçues pour l'adaptation de ses livres à l'écran, en 2013, par Martin Scorsese.

 

La parution d'un nouveau livre en 2017, Way of the Wolf : Become a Master Closer with Straight Line Selling, chez Gallery Books, filiale de Simon & Schuster, était perçue par les procureurs comme un nouveau moyen d'alimenter le fonds d'indemnisation des victimes. Belfort et son avocate, Sharon Cohen Levin, ont opposé aux sommes réclamées le fait qu'une partie des droits d'auteur revenaient au coauteur du livre, ainsi qu'à une société, nommée JB Global Inc..

 

Quand les livres numériques servent
à blanchir de l'argent

 

Les autorités américaines n'ont pas hésité à qualifier JB Global de « société-écran », simplement destinée à conserver les capitaux de Belfort à l'abri, et ont affirmé qu'un coauteur ne pouvait pas toucher autant de droits d'auteur, rapporte Bloomberg.

 

Dans un courrier envoyé à la justice américaine, l'avocate de Belfort a finalement baissé les bras, et assuré que les droits d'auteur du livre abonderaient en partie au fond d'indemnisation. La juge Ann Donnelly, de la cour de New York, a sommé Belfort de venir s'expliquer cette semaine, pour avoir le fin mot de l'histoire...




Commentaires

Pas de commentaires

Poster un commentaire

 

grin LOL cheese smile wink smirk rolleyes confused surprised big surprise tongue laugh tongue rolleye tongue wink raspberry blank stare long face ohh grrr gulp oh oh downer red face sick shut eye hmmm mad angry zipper kiss shock cool smile cool smirk cool grin cool hmm cool mad cool cheese vampire snake exclaim question

Vous répondez au commentaire de

Cliquez ici pour ne plus répondre à ce commentaire

* Laisser vide pour ne pas reçevoir de notification par email de nouveaux commentaires.