Le maire de Londres veut qu'Harry Potter revienne en Angleterre

Clément Solym - 08.06.2010

Edition - Société - harry - potter - par


Bienvenue dans la féerie des parcs d'attractions, et bienvenue Londres. Oui, mais les deux ne sont pas encore compatibles. Bilan des courses, il faut faire pression. Sur qui ? Telles les sorcières d'antan que l'on condamnait au bûcher, le maire de Londres vient de pointer d'un index accusateur... JK Rowling.


En effet, Boris Johnson a hier adressé un message fort à tous les fans d'Harry Potter, en leur titillant la corde sensible. Dans le Telegraph, il leur adresse un message, où il exprime un certain agacement de voir le parc d'Orlando aux États-Unis, dédié à Harry, alors que rien n'existe en Angleterre.

Selon lui, le parc d'attractions va devenir « un lieu de pèlerinage officiel » pour les fans. Une aberration, qui va permettre aux Américains de faire beaucoup d'argent, « à partir d'une grande invention britannique ». Et de lancer ainsi l'idée d'un parc thématique similaire, quelque part en Grande-Bretagne...

Écrivez même à Rowling !

Comment le maire d'une capitale peut-il s'engouffrer dans pareille polémique ? Simple : lorsque son fils de 12 lui réclame de faire ses bagages pour partir en Floride... pour voir le parc Harry Potter. Un déclencheur qui fut le pompon.
« Je lance un appel aux enfants de ce pays et aux parents fans de Potter : écrivez à Warner Bros et Universal, et peut-être même à la grande JK Rowling elle-même. Faites venir Harry Potter en Grande-Bretagne - et si vous souhaitez un endroit avec moins de pluie que Rome, un excellent réseau de transports publics et des liens étroits avec Harry Potter, j'ai même l'endroit ! »
Il semblerait même que le maire ait fait suivre le geste à la parole, en écrivant à Warner, chose qu'il n'a pas été possible de confirmer. Cependant, l'idée de développer un parc à thème Potter lui tient particulièrement à coeur. Et le maire, confirme-t-on, serait tout disposé à écouter une entreprise qui arriverait avec un projet de ce genre.

Alors, bien sûr, Boris souhaite que le parc de Floride connaisse le succès, mais voilà : ça lui brise le coeur de s'imaginer ces millions d'enfants qui n'auront jamais la chance de pouvoir s'y rendre, alors qu'en Europe, on devrait avoir la même chose. Une idée qui seule le fait « grincer des dents ».

Eh oui ! Harry Potter n'est pas une marque américaine, rien de la culture US ne se retrouve dans le film, alors même que l'on y reconnaît des centaines de détails typiques de la culture anglaise...