Le marché anglais de l'ebook s'adoucit : Amazon cède aux éditeurs

Clément Solym - 03.11.2010

Edition - Economie - prix - ebook - vente


La tension grandissait depuis un moment, alors que plusieurs revendeurs en ligne avaient refusé de céder à la demande de Hachette UK, désireux de fixer un prix pour la vente de ses ebooks.

Mais comme d'autres éditeurs du pays, HarperCollins, Penguin et consorts, avaient rejoint les rangs du groupe, soudain, c'est Amazon qui s'est légèrement retrouvé dans l'obligation de devoir céder. Désormais, dans les étals numériques de l'ebookstore Kindle, on trouve la mention « This price was set by the publisher ».

De quoi rejeter la faute de l'augmentation du tarif sur l'éditeur, et s'attirer la sympathie des consommateurs, évidemment. Penguin confirme d'ailleurs, auprès du Bookseller, cette tendance : « Je peux vous confirmer que nous sommes maintenant sur un contrat d'agence avec Amazon, depuis aujourd'hui », expliquait un porte-parole le 1er novembre.


Le contrat d'agence, signifie que les éditeurs fixent le prix de vente de leurs livres numériques, et non le revendeur, comme c'était le cas dans les pays qui n'ont pas de loi Lang.

Qu'en est-il cependant des autres librairies en ligne ? Chez WH Smith et Waterstones.com, on ne trouve qu'un petit nombre de titres de HarperCollins, avec une précision chez ce dernier : les points de fidélité ne s'appliquent pas pour des remises sur les ebooks. Une conséquence de l'application du contrat d'agence, justement.

Pour l'heure, Canongate, Macmillan et Simon & Schuster n'ont pas encore mis en application. D'un autre côté, Amazon n'a pas manqué l'occasion de rappeler que si les éditeurs se mettaient à fixer leurs tarifs, les prix deviendraient trop élevés pour les consommateurs et dès lors, les ventes chuteraient inévitablement...