Le parc du Petit Prince ouvre ses portes en Alsace

Julien Helmlinger - 01.07.2014

Edition - International - Le Petit Prince - Parc d'attraction - Antoine de Saint-Exupéry


Ce mardi à Ungersheim, en Alsace, un parc de loisirs pour enfants ouvre ses portes sur le thème du Petit Prince d'Antoine de Saint-Exupéry, publié en 1943 par l'aviateur. Sur 24 hectares s'étalent désormais des montgolfières, un serpent-toboggan, des renards et moutons vivants, et non moins de 32 aires de jeux et attractions en rapport avec les planètes visitées par l'explorateur de fiction. La direction du parc compte attirer quelque 80.000 premiers visiteurs dès cette année, et 150.000 par années pleines qui suivront. 

 

 

 

 

L'ancien Bioscope, fermé en 2012, a fini par céder sa place à ce nouveau parc. Jérôme Giacomoni, président de la société Aérophile et l'un des concepteurs du projet, a déclaré à l'AFP viser un public d'enfants âgés entre 2 et 12 ans, tout en ne faisant pas l'impasse sur tous ces adultes qui auront grandi avec une part du Petit Prince dans leur mémoire. Si le parc est pourvu de deux montgolfières, elles ne sont toutefois pas destinées au voyage, et resteront arrimées au sol. Elles permettront aux visiteurs de scruter les Vosges et la Plaine d'Alsace depuis 150 mètre de hauteur.

 

D'après la météo des environs de Mulhouse, elles devraient être opérationelles 8 jours sur 10 en moyenne. Aussi il vaudra mieux consulter les prévisions météorologiques avant de faire le déplacement, pour ceux qui rêvent de s'envoler en ballon. Alternative moins vertigineuse, pour les amateurs de hauteur toujours, un aérobar du buveur permet de consommer sa boisson avec les pieds suspendus dans le vide grâce à une nacelle hissée à 35 mètres du sol. Au sol, un véritable biplan rappelle l'autre profession de l'écrivain.

 

Sur la terre ferme, les attractions invitent parfois à la détente au naturel, notamment avec la présence d'animaux à contempler, mais aussi aux loisirs high-tech. Au menu, on retrouve du cinéma 3D, dialogue interactif avec un renard en images de synthèse qu'il faudra bien entendu apprivoiser, ou encore des quizz sur les étoiles dans un décor de planétarium. Les fleurs seront mises à l'honneur également, avec une roseraie dont la visite sera tout sauf une perte de temps.


Depuis la fermeture du Bioscope, il aura fallu transformer le site, l'agrandir et le redécorer entièrement, ce qui aura nécessité trois mois de travaux. Malgré l'échec de leur prédécesseur, les dirigeants d'Aérophile ont investi quelque 1 millions d'euros pour redonner vie au lieu, et tablent sur la notoriété internationale de l'auteur pour attirer des visiteurs du monde entier. Saint-Exupéry ayant été traduit en 285 langues, pour 150 millions d'exemplaires écoulés, le projet semble viable.

 

Tandis que 90 % des Français connaitraient le Petit prince, Giacomoni estime que le personnage est « plus qu'une marque, c'est un ensemble de valeurs. Il amène une image très forte à notre parc. » « Plus qu'une marque », mais une marque quand même, puisque les droits ont dû être acquis auprès des héritiers, de même que pour les autres produits dérivés, lesquels abonderont probablement au sein de l'inévitable boutique souvenir...

 

Si l'instrumentalisation commerciale du personnage peut susciter parfois une certaine controverse, Olivier Giraud d'Agay, petit-neveu de l'écrivain en charge de la gestion des droits sur son oeuvre littéraire, soutient quant à lui que : « Oui, le Petit Prince est un produit d'appel, mais dans ce parc les gens vont voir qu'il y a une cohérence entre le produit d'appel et le contenu, avec toujours une exigence de qualité. »

 

Le Parc ouvre ses portes tous les jours, de 10 à 19h jusqu'au 31 août, puis de 10h à 18h jusqu'au 2 novembre. Le tarif pour les adultes est fixé à 22 euros par personne, et 16 pour les enfants âgés de moins de 11 ans.

 

Pour ceux qui voudraient survoler le parc sans tarder, une vidéo à découvrir :