Le Parrain : Pugilat entre les héritiers Puzo et la Paramount

Clément Solym - 28.09.2012

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Sale temps pour les héritiers de Mario Puzo. Devant le juge fédéral de New York, ils tentaient de faire annuler un contrat qui les liait aux studios de la Paramount, sur l'adaptation de la saga Le Parrain. Mais si les héritiers ont été renvoyés dans les cordes, les studios n'ont pas complètement triomphé durant le procès du 27 septembre.

 

 

 

 

Depuis février, la situation dégénère entre les deux parties : la Paramount intentait une action contre les héritiers Puzo, pour tenter d'empêcher la publication d'un nouveau livre, The Family Corleone, qui se déroule durant la Grande Dépression. En vertu du contrat signé en 1969 avec Mario Puzo, le studio disposait d'un droit d'empêcher toute publication de livre qui ternirait l'image des films et de la trilogie originelle. Une main mise sur la marque que représentait le Parrain, rapporte Hollywood Reporter

 

En 2002, un accord avec les héritiers revenait sur ce principe, en tolérant qu'un seul ouvrage paraisse. Ce fut alors, en 2004, The Godfather Returns. Et en mars dernier, les héritiers renchérissaient, en décidant de faire annuler le pouvoir de la Paramount, et s'appuyaient sur un accord antérieur, daté de 1967, assurant que les droits d'édition de livres restaient la propriété exclusive des héritiers.

 

« Le studio affiche un immense respect et une grande admiration pour Mario Puzo, dont le roman Le Parrain fut acquis en 1969 et a contribué à lancer l'une des plus célèbres trilogies cinématographiques de tous les temps. Nous avons une obligation et nous protégerons notre copyright et les intérêts de notre marque », assurait un porte-parole de Paramount. Pour ingérence délictuelle, les héritiers avaient réclamé 10 millions $ ainsi que l'annulation des droits de la Parmount à adapter de prochains livres.

 

Mais la juge Alison Nathan a rejeté la demande, arguant que le copyright au niveau fédéral était supérieur. Des subtilités juridiques infimes, mais surtout, note la juge, aucune disposition contractuelle, dans l'accord de 1969, n'engage la Paramount à intenter de procédure contestant l'interprétation donnée au contrat sur les droits accordés et réservés au studio. 

 

Aujourd'hui, le livre est pourtant sorti, mais ses revenus ont été bloqués et pour la juge, la tentative des héritiers de faire annuler le contrat de 69 n'est pas recevable. Mais d'un autre côté, elle n'accord pas non plus gain de cause à la Paramount concernant ses réclamations contractuelles autour du dernier ouvrage. L'affaire se poursuit, donc...

 

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