Le Parti Socialiste réclame “une rénovation de la politique du livre”

Antoine Oury - 04.06.2020

Edition - Société - parti socialiste livre - ps appel politique livre - edition soutien


Le secrétaire national et deux délégués nationaux chargés de la culture au Parti Socialiste ont publié, ce jeudi 4 juin, un texte appelant à « Rebâtir une politique publique du livre ». Face à la crise sanitaire et économique liée au coronavirus, le parti politique souligne que le secteur du livre doit bénéficier de l'intervention des pouvoirs publics. Le texte balaie plusieurs sujets, d'un tarif postal préférentiel au prix unique du livre.

La rose / The rose


Alors que l'édition, la librairie et les auteurs interpellent régulièrement le gouvernement pour que celui-ci précise et améliore les dispositifs d'aide après la crise sanitaire liée au coronavirus — avec un succès pour l'instant relatif —, et que le ministère de la Culture peine à révéler un plan de soutien au livre, le Parti Socialiste se manifeste pour assurer qu'il faut « [r]ebâtir une politique publique du livre ».

Dans un texte publié sur le site du parti politique, signé par Olivier Bianchi, secrétaire national chargé de la culture, Juliette Mant et Clément Sapin, délégués nationaux chargés de la culture au sein du Parti Socialiste, plusieurs propositions émergent pour préserver les acteurs du secteur et assurer une reprise sereine des activités.

Face aux difficultés économiques des uns et des autres, indépendants ou entreprises, « l’intervention des pouvoirs publics devra se faire sous forme de subventions exceptionnelles là où ce sera adapté et pas seulement sous forme de prêts », indique d'emblée le Parti Socialiste.

Au sein des mesures urgentes pour la profession, l'instauration d'un tarif postal national préférentiel pour les envois de livres, une demande récurrente du secteur, s'il en est. Au-delà de 3 centimètres d'épaisseur, les ouvrages doivent en effet être envoyés avec un tarif « Colissimo », pas vraiment avantageux pour les maisons d'édition ou les libraires.
 

« Penser l'après » pour le secteur du livre


Assurant que le livre est devenu un « impensé politique » depuis la loi Lang de 1981 et que les financements publics actuels sont « moindres que dans certains autres secteurs culturels », les auteurs du texte avancent que la politique publique du livre « doit aussi renforcer et encourager les solidarités et les équilibres intra et interprofessionnels ».
 
« [La politique publique du livre] se doit aussi d’inventer de nouvelles régulations et de nouveaux moyens d’intervention », souligne le texte, ajoutant même que « le prix du livre apparaît parfois comme une base trop étroite pour rémunérer équitablement tous les professionnels de la filière, et la masse produite peut apparaître comme une “solution” autant qu’un problème ».

Cette politique interventionniste de l'État devra être informée, grâce aux discussions avec les organisations professionnelles, mais aussi coordonnée entre les différents échelons (DRAC, Conseils Territoriaux de la Culture...) pour apporter des solutions plus proches des besoins.

Pour financer en partie cette politique de soutien au livre, le Parti Socialiste recommande notamment de se tourner vers la fiscalité sur les GAFAM (Google, Amazon et autres)...

Le texte complet se retrouve à cette adresse.

Photographie : illustration, Christian Perry-Giraud, CC BY-ND 2.0


Commentaires
C'est fou ce que l'opposition donne des idées à ceux qui veulent le pouvoir...

« [La politique publique du livre] se doit aussi d’inventer de nouvelles régulations et de nouveaux moyens d’intervention », souligne le texte, ajoutant même que « le prix du livre apparaît parfois comme une base trop étroite pour rémunérer équitablement tous les professionnels de la filière, et la masse produite peut apparaître comme une “solution” autant qu’un problème ».

J'ai rarement lu autant de conneries... Comme si le prix du livre avait quoi que ce soit avec le problème... C'est la répartition du gâteau qui pose problème, sachant que certains se paient sur un livre non vendu (imprimeur, diffuseur), tandis que d'autres ne gagnent de l'argent que sur le livre vendu (éditeur, libraire) et que le seul vrai baisé est l'auteur (avec une marge ridicule sur le livre vendu et un contrat qui l'étrangle).

Bref, les socialistes devraient plutôt aller se moucher et battre le coulpe en se demandant combien de morts ils sont responsables dans le crise du COVID.

Comme dirait Audiard, y'en a qui ose... C'est un peu à ça qu'on les reconnaît !
Je l'aurais dit plus gentiment mais c'est fou à quel point le vieux PS ne comprend plus rien à ce qui se passe y compris dans ce secteur du livre où il a innové dans les années 80 (40 ans déjà!).
Que de bonnes intentions ! Que n'ont-ils pas fait tout cela lorsqu'ils étaient au pouvoir ! et bla et bla et bla !
Poster un commentaire

 

grin LOL cheese smile wink smirk rolleyes confused surprised big surprise tongue laugh tongue rolleye tongue wink raspberry blank stare long face ohh grrr gulp oh oh downer red face sick shut eye hmmm mad angry zipper kiss shock cool smile cool smirk cool grin cool hmm cool mad cool cheese vampire snake exclaim question

Vous répondez au commentaire de

Cliquez ici pour ne plus répondre à ce commentaire

* Laisser vide pour ne pas reçevoir de notification par email de nouveaux commentaires.