Le Pays Basque aurait eu raison de la présidentielle de Sarkozy

Julien Helmlinger - 13.08.2013

Edition - International - Nicolas Sarkozy - Bayonne - Présidetielles 2012


Le reporter Éric Normand, collaborateur de la République des Pyrénées ainsi que de L'Éclair, publie un livre intitulé Bayonne 01.03.2012. Le travelling quasi minuté de la visite chahutée de Nicolas Sarkozy en Pays Basque, et qui aurait scellé l'issue des élections présidentielles 2012. Le journaliste, au-delà du simple reportage, creuse l'histoire du fiasco au fil d'une centaine de pages, illustrées par les clichés de Nicolas Sabathier, photographe de Pyrénées-Presse.

 

 

 

 

Il s'agit du récit décrypté de ce 1er mars 2012, au cours duquel tout aurait basculé dans le coeur de l'électorat national. Quand deux semaines après avoir officiellement annoncé sa candidature à sa propre succession à l'Élysée, l'ancien président Nicolas Sarkozy sillonnait la France, rattrapant son retard sur François Hollande dans les sondages.

 

Après Annecy, dix jours plus tôt, le candidat se rendit en Pays Basque. Éric Normand, dépêché sur les lieux pour couvrir l'évènement, a suivi dans ses détails les diverses étapes du programme chahuté de cette journée de campagne de l'ancien président. Qui aurait dû être plutôt ordinaire en son genre, mais se serait finalement révélée comme l'un des moments décisifs de la campagne 2012.

 

Au menu, tout d'abord, la visite d'une exploitation agricole à Itxassou, et déjà les premiers imprévus. De jeunes nationalistes, des opposants au projet de ligne ferroviaire à grande vitesse, des militants producteurs de lait et autres promoteurs d'une collectivité territoriale locale, tenaient tête à la police.

 

Puis à Bayonne, c'est une foule hostile qui a fait office de comité d'accueil au président. Finalement, c'est dans une confusion totale que l'escorte de Nicolas Sarkozy s'est réfugiée dans un bar d'une rue commerçante. À l'issue de la journée mouvementée, c'est finalement par un corridor frayé par les CRS au milieu de la foule que le président a pu s'extraire du bar et rejoindre son véhicule.

 

Selon l'auteur : « Jamais Nicolas Sarkozy ne se remettra de son excursion bayonnaise. Cette virée, baptisée à l'origine du nom si léger de 'déambulation' pèsera très lourd pour la suite. Elle se traduira par un arrêt brutal de sa montée dans les intentions de vote. Tous les sondeurs relèvent une rupture à partir du 1er mars. »

 

Le livre du journaliste, aux allures de procès-verbal, est organisé en onze chapitres, respectant l'ordre chronologique de l'agenda présidentiel quelque peu improvisé de ce 1er mars : L'annonce, Les signaux, L'attente, Le bruit et la fureur, Le siège, La riposte...