Le PEN s'insurge du sort de quatre auteures en Amérique du sud

Clément Solym - 06.03.2009

Edition - Société - auteures - Amerique - sud


Le PEN, organisme de défense des auteurs et de la liberté d'expression a lancé depuis février un Comité des écrivains en prison. Dans le cadre de la journée de la femme qui se déroulera le 8 mars, l'organisme pointe du doigt le sort de quatre auteures d'Amérique du Sud.

Patricia Ariza, dramaturge colombienne, Melissa Patiño, étudiante et poétesse péruvienne, ainsi que deux journalistes mexicaines, Lydia Cacho et Sanjuana Martínez Montemayor. Ces femmes ne sont pas détenues dans leurs pays, mais subissent un harcèlement étatique qui reflète les schémas en vigueur en Almérique latine, souligne le PEN.

Entre janvier et décembre 2008, WiPC, Writers in Prison Committee, a recensé 37 attaques portées contre des auteures dans 11 pays du continent. Le Mexique en remporte la triste palme avec 10 agressions, contre 9 au Pérou, 6 au Venezuela et 4 en Colombie. Menacées de mort, plusieurs ont subi des agressions physiques directes et certaines ont enduré des emprisonnements arbitraires.

Le PEN International exige que Patricia Ariza, Melissa Patiño, Lydia Cacho et Sanjuana Martínez Montemayor puissent vivre décemment et sans subir d'oppression, quelle qu'elle soit. En outre, conformément à l'article 19 du pacte international relatif aux droits civils et politiques, le PEN veut que ces femmes soient autorisées à vivre et travailler librement.

Colombie, Mexique et Pérou sont également signataires de la convention américaine relative aux droits de l'homme, souligne l'organisme.