Le pire concert de l'histoire du rock : un roman jeunesse peu classique

Victor De Sepausy - 07.01.2015

Edition - pire - concert - histoire


Paru en mai 2014 aux éditions Thierry Magnier, Le pire concert de l'histoire du rock (96 pages, 7,50 €) est le dernier opus de Manu Causse, écrivain aux talents multiples déjà auteur de recueils de nouvelles mais aussi de romans bilingues.

 

Derrière un titre plutôt détonnant se cache une intrigue qui nous invite à suivre le parcours de Jean-Sébastien Leforestier, un élève qui jusque-là ne cherchait qu'une chose : être le plus transparent possible au sein de son collège.

 

Mais quand il se retrouve à devoir habiter dans une toute petite ville, s'en est fait de son ancienne stratégie. Et finalement ce n'est pas plus mal. Jean-Sébastien Leforestier, jeune pianiste plutôt brillant, n'osait pas parler de son goût prononcé pour le classique.

 

Lorsqu'il rencontre des camarades plutôt adeptes du rock, c'est donc un mélange plutôt étrange qui se produit. Toutefois, il n'en ressort que du bon !

 

Adoptant toujours un ton volontiers humoristique dans son écriture, Manu Causse nous entraîne joyeusement dans un univers qui vient mêler les genres musicaux en même temps que se mêlent des personnages qui se croyaient certainement au départ bien plus différents qu'ils ne le sont en réalité.

 

Né en 1972, Manu Causse, Aveyronnais installé aujourd'hui à Toulouse, a déjà signé Solo rock (éditions Talents Hauts, 2010), ou encore Le Facteur n'est pas passé, livret carte postale, (éditions D'Un Noir si Bleu, 2012) et L'Eau des rêves (éditions Luce Wilquin, coll. « Sméraldine », 2012).

 

 

 

Extrait du roman Le pire concert de l'histoire du rock

 

Mon jeu préféré a pour nom l'Homme invisible. Je suis sans doute le meilleur joueur au monde. Il faut dire que c'est moi qui en ai inventé les règles. Et que pour ce que j'en sais, je suis le seul à y jouer.Jusqu'à l'année dernière, c'était facile. Pas de problème pour jouer. Les conditions s'y prêtaient. J'étais en cinquième à Paris, dans le XIIe arrondissement.

 

Un collège gigantesque, avec six cours de récréation, des kilomètres de couloirs et des centaines d'élèves de tous les âges, de toutes les origines et de tous les niveaux. Résultat : pendant les cours et les interclasses, je disparaissais. Comme ça. Je devenais transparent. Invisible.Oh, ça n'a rien de compliqué. Aucune magie là-dedans. Il suffit d'être plutôt petit, fluet. Pas trop non plus. Juste la moyenne. Le mieux, c'est des cheveux châtains, ni trop longs ni trop courts. Des yeux ni bleus, ni noirs, ni verts. Trop remarquable. Marron, c'est l'idéal. Comme une feuille d'automne. Ou de la terre.  Ou un sac en papier. Enfin, quelque chose qui n'attire pas l'attention.

 

Pas d'appareil dentaire  - ou alors le plus discret possible. Rien qui vous fasse sortir du lot. Signe distinctif : néant.Au niveau scolaire, quel que soit votre niveau réel, vos capacités et votre intelligence, pas de bonnes notes, pas de mauvaises non plus. Il faut être un élève moyen. Un de ceux dont les profs se demandent toujours, à la fin du trimestre, quelle appréciation ils vont inscrire sur leur bulletin de notes.

 

C'est bien, mais peut faire mieux. Ensemble satisfaisant. Davantage de participation attendue à l'écrit et à l'oral.Ils sont marrants, les profs. C'est plutôt facile d'échapper à leur radar. Il faut dire qu'ils en voient tellement, des élèves…... 




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