Le poète Adonis offre des années d'archives à l'IMEC

Clément Solym - 03.10.2011

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Il est plus qu'en lice pour le prix Nobel de littérature, qui, comme chaque année, pourrait bien lui passer sous le nez : on sait quel est le sort réservé aux favoris dans cette récompense... Mais le poète Adonis n'en a cure.

Pour preuve, il vient de décider de faire parler de lui très différemment, en offrant ses archives du Fonds Adonis à l'Institut Mémoires de l'édition contemporaine. Un geste noble, plus que nobel, certes, et qui permet à l'IMEC de disposer de « près de soixante ans d'une activité dont l'importance littéraire et historique est exceptionnelle ».

C'est que l'on y retrouve tout ce que le poète a pu accumuler entre Damas Beyrouth et Paris, les capitales qui ont marqué sa vie et ses trajets.




Ali Ahmad Saïd Esber, de son vrai nom, né le 1er janvier 1930 et âgé de 81 ans, a passé en France les 26 dernières années.

On comptera ainsi près de 120 cartons contenant archives textuelles et documents imprimés, retraçant toutes ses interventions au cours de conférences, mais également les Leçons données au Collège de France, en 1984, l'année avant qu'il ne s'installe dans le pays, relate l'AFP.

Poète, mais aussi traducteur, l'IMEC pourra se délecter de différents auteurs français,

On y trouve également ses traductions de poètes français en arabe, comme Saint John-Perse, Yves Bonnefoy, qu'Adonis a traduit en arabe, mais également de poètes tel Abou Alâa El Mâari ou encore Khalil Gibran, cette fois traduit vers le français.


Fin août, Adonis a été consacré par le prix Goethe, decerné à Francfort, et qui lui a assuré une dotation de 50.000 €. (voir notre actualitté)