Le possesseur d'iPad, un frustré égoïste, cruel et égocentrique

Clément Solym - 30.07.2010

Edition - Société - acheter - ipad - egoiste


D'un côté, des auteurs suffisants et bourrés d'arrogance, comme l'on gave les chevaux d'anabolisants et les premiers ministres de Lexomil pour les rendre apathiques. En face, des possesseurs d'iPad, qui aux yeux du commun des mortels (ou des jaloux, sait-on jamais...), passent pour une secte, une « élite égoïste », selon un sondage réalisé aux États-Unis auprès de 20.000 personnes.

Alors que la tablette a fait le tour du monde, ne serait-ce que dans la presse, avant sa sortie, puis dans les foyers, rassurez-vous : la prochaine fois que vous croiserez un possesseur d'iPad, vous aurez le droit, en toute conscience, de le mépriser, en considérant que c'est un vaniteux.

L'étude réalisée par Tim Koelkebeck, de MyType, montre que les propriétaires de cet engin ont un portrait type assez effrayant. Bon, ils ont entre 30 et 50 ans, ça, c'est pas énorme. Mais parmi les jolis qualificatifs qu'on leur attribue, on déniche : riche, bien éduqués, avide de pouvoir, plus compétents, sophistiqués, cruels et égoïstes.

On les décrit également comme des bourreaux de travail égocentriques, dont les centres d'intérêt se résument à leur carrière et la réussite de leur business. En outre, ils ont un goût pour le pouvoir démesuré et n'aideraient pas un tiers à traverser la rue. Voilà comment le prix élevé de l'iPad a d'ailleurs favorisé l'identification de cette clientèle typique.

En outre, d'autres schémas se développent et permettent d'affiner le profil : selon l'étude, ces possesseurs d'iPad sont des personnes tellement habituées à vivre devant un écran, qu'un nouvel écran dans leur vie représente une continuité dans leur vie. Et une continuité rassurante.

Par conséquent, les personnes qui n'en ont pas acheté un sont vues comme des geeks indépendants. Parce que finalement, l'iPad incarne une forme de réussite et de glamour : par sa simplicité d'utilisation et son sex-appeal, il incarne en somme tout ce que ceux qui l'ont acheté ne sont pas, conclut M. Koelkebeck. Et d'ajouter que l'environnement clos, dans lequel s'utilise l'iPad, autant que sa technologie provoque un sentiment d'appartenance à une élite, un club privé.

95 % des personnes qui critiquent l'iPad n'en ont pas un. Juste comme ça. En passant.

L'étude complète peut être retrouvée sur Scribd.