Le premier livre que Donald Trump conseille... est une horreur

Nicolas Gary - 04.03.2017

Edition - International - Donal Trump lecture - livres immigration Obama - conseil lecture Trump


L’immigration n’est pas un problème pour le président Trump : ses détracteurs se trompent depuis des mois – mea maxima culpa. Ceux qui pensaient qu’il condamnait totalement les flux migratoires se plantaient. En réalité, Donald Trump est favorable à l’immigration. Celle qui repose sur le mérite. Et il a trouvé un livre qui lui donne raison.

 

 

 

Les conseils de lectures du nouveau président américain ne sont pas nombreuses. Généralement, ses multiples sorties de routes entraîneraient plutôt les Américains à (re)découvrir des auteurs et des livres en réaction face aux mensonges éhontés que Trump propage.

 

Mais dans l’un de ses nombreux messages socialesques, Donald s’est fendu d’un message inattendu :

 

 

 

Diable, Junior vient de recommander la lecture d’un livre qui parle d’immigration, sans postuler la possibilité d’un mur entre le Mexique et les États-Unis ? Bien sûr ! Il s’agit de l’essai de Nick Adams, Green Card Warrior, auteur australien connu pour avoir largement critiqué les obstacles rentrés pour obtenir sa propre carte verte. Dans l’ouvrage, c’est tout le modèle mis en place par l’administration Obama qui est passé au crible. Et réduit en miettes.

 

L’auteur évoque ainsi « l’énorme difficulté de l’immigration légale et le tapis rouge déroulé à l’immigration illégale ». Et le tout avec une accumulation de faits approximatifs, de chiffres non sourcés et d'assertions pour le moins douteuses. Un excellent livre, en somme. Le bonhomme, conservateur reconnu, a même monté une organisation à but non lucratif, Foundation for Liberty and American Greatness.

 

Et voici donc que Trump fait l’éloge d’Adams, qui se présentait comme « un persécuté de l’administration Obama », tant les démarches administratives l’avaient usé. De quoi abonder largement dans le sens d’une migration au mérite souhaitée par Trump — toujours dans sa logique d’America First.

 

« Si l’Amérique doit rester la meilleure nation sur cette planète, nous devons nous assurer que nous ne laissons entrer que les meilleures des personnes », assurait le président. Or, à l’occasion de ses différentes interventions, Adams a estimé que les États-Unis admettaient trop de nouveaux immigrants dans le pays, sans aucune discrimination. Et ce, au lieu de n’accepter prioritairement que ceux dont les compétences serviraient les intérêts du pays.

 

« Les nations du monde entier, comme le Canada, l’Australie et bien d’autres ont un système d’immigration fondé sur le mérite » a rajouté la semaine passée Trump.

 

Les bibliothécaires investis contre les fake news : trouver les sources fiables 

 

« Changer l’ancien modèle reposant sur une immigration peu qualifiée pour adopter un modèle reposant sur le mérite aura de nombreux avantages. Il permettra d’économiser pour de nombreuses familles des sommes importantes, d’augmenter les salaires des travailleurs, et d’aider les familles en difficultés à entrer dans la classe moyenne. »

 

Le monde courait à sa perte. Il vient d’accélérer...

 

via Washington Post