Le prix Nobel Orhan Pamuk encensé par la critique chinoise

Orianne Vialo - 19.05.2016

Edition - International - Orhan Pamuk A Strangeness in My Mind - prix Nobel Orhan Pamuk - best seller A Strangeness in My Mind


Le dernier ouvrage en date de l’écrivain turc Orhan Pamuk est encensé par la critique chinoise. Et pour cause : Kafamda Bir Tuhaflik (A Strangeness in My Mind) est largement conseillé par les médias chinois. Lors de la Foire du livre de Beijing, son livre avait là encore été placé dans les recommandations liées à l’événement. Au train où vont les choses, A Strangesness in My Mind va même devenir un best-seller avant la fin de l’année. 

 

 

 

En 2006, il a été récompensé du prix Nobel de littérature. Très rapidement après cette distinction, les éditeurs chinois ont acquis des droits de publications sur les oeuvres d’Orhan Pamuk. Ce faisant, ils ont pu faire appel à des experts pour traduire les textes de l’écrivain. Mon nom est Rouge, Le musée de l’innocence ou encore Istanbul ont fait leur apparition dans les bibliothèques chinoises depuis déjà plusieurs années. 

 

Son dernier ouvrage, A Strengeness In My Mind, a été largement mis en avant lors de la Foire du livre de Beijing. La raison : ses précédentes oeuvres avaient déjà conquis le public chinois, et le nom d'Orhan Pamuk est loin d'être méconnu dans le pays.

 

Chaque année, les écrits des lauréats étrangers du prix Nobel de littérature sont traduits et publiés en Chine. Cependant, aucun n’a rencontré autant de notoriété qu’Orhan Pamuk.

 

Dans une interview accordée à China Today Chen Zhubing, la traductrice chinoise du livre A Strangeness in My Mind a livré son expérience dans la présentation de l’ouvrage en Chine. Contrairement à d’autres lauréats étrangers du prix Nobel de littérature, Orhan Pamuk a un réel lectorat dans le pays. 

 

Chen Zhubing a également précisé : 

 

«  Selon les chiffres de la maison d’édition, depuis qu’il a gagné le prix Nobel il y a dix ans, 12 de ses livres ont été publiés en Chine et se sont vendus à 900.000 exemplaires. Mon nom est Rouge s’est vendu à 430.000 exemplaires, Istanbul à 100.000, Le musée de l’innocence à près de 60.000… On voit à quel point son oeuvre est populaire en Chine »

 

 

(via China.org