Le projet de loi sur la formation professionnelle ne séduit pas

Clément Solym - 09.07.2009

Edition - Société - projet - loi - formation


À une semaine de l'ouverture des débats sur le projet de loi sur la formation professionnelle à l'Assemblée nationale, le texte est loin de faire l'unanimité.

D'après le président socialiste de la région Limousin, Jean-Paul Denanot, ce projet de loi risque d'être « un rendez-vous de réforme raté », empirant la « situation balkanisée des financements », déclarait-il hier, cité par l'AFP.

Toujours selon M. Denanot, « la loi n'a pas osé mettre en place une gouvernance régionale », alors que l'un des objectifs du projet, tels qu'ils sont exposés dans les motifs, est « d'améliorer la transparence et les circuits de financement ». L'élu socialiste a dénoncé « la volonté de l'État, qui ne finance plus grande chose, de tout gouverner à la place des régions et des partenaires sociaux qui sont les financeurs ».

Le texte obligerait en effet les Régions à soumettre leur Plan régional des formations professionnelles (PRDF) au préfet de région ou au recteur d'académie, autrement dit aux représentants de l'État.

Le débat sur ce point a été particulièrement vif entre opposition et majorité dans la Commission des Affaires sociales la semaine dernière.

Pour le président du Limousin, « nous avions beaucoup avancé dans la négociation sur des sujets qu'on ne retrouve pas. Je suis un peu déçu et je crains qu'on ne sorte avec une gouvernance éparpillée, encore plus compliquée », déplorant que « rien n'est négociable avec M. Laurent Wauquiez », le secrétaire d'État à l'Emploi.