Le projet littéraire Montréalis refusé par le comité du 375e de Montréal

Elodie Pinguet - 03.03.2017

Edition - International - projet Montréalis - anniversaire Montréal - activité littéraire


Un groupe d’associations issues du milieu du livre avait lancé un projet Montréalis, qui proposait des activités littéraires à mettre en œuvre tout au long de l’année 2017 pour célébrer le 375e de Montréal. Le comité de programmation a cependant rejeté leur projet.

 

Salon du livre de Montréal (Denis-Carl Robidoux, CC BY NC 2.0)

 

 

En 2017, Montréal fête ses 375 ans. Pour cet anniversaire, la ville a mis en place un comité, la Société des célébrations du 375e anniversaire de Montréal. Celui-ci est chargé de l’organisation des activités et festivités autour de cet événement. Des appels à projets avaient été lancés en décembre 2014 et juin 2015.

 

Le milieu du livre, qui tient une place importante dans l’industrie culturelle québécoise, a répondu à l’appel. Ainsi, sept institutions se sont associées dans ce qu’ils ont appelé le projet Montréalis : l’Association nationale des éditeurs de livres (ANEL), le Festival international de la littérature, l’Union des écrivaines et des écrivains québécois, l’Association des distributeurs exclusifs de livres en langue française, l’Association des libraires du Québec, Illustration Québec et le Salon du livre de Montréal.

 

Cette forte mobilisation vient du délaissement de l’histoire et de la littérature pendant les festivités du 400e anniversaire de Québec en 2008. Sophie Imbeault, présidente du comité de promotion du livre de l’ANEL s’est beaucoup impliquée dans la réalisation du projet « afin qu’on n’oublie ni l’histoire ni la littérature ni les livres ni les auteurs, et pour qu’on puisse passer à travers les œuvres littéraires qui, au fil du temps, parlent de Montréal ».

 

Balade à travers le Montréal littéraire

 

Forts de leur motivation, les associations ont mis au point quatre parcours littéraires mêlant le virtuel et le réel, un pour chaque saison. Ils suivent « l’histoire de Montréal à travers ses figures littéraires et ses personnages historiques. Chaque saison a son thème, son artère ». 

 

Ainsi l’hiver un thème devait nous rappeler que nous étions tous des immigrants par une balade sur le boulevard Saint-Laurent. Au printemps, saison du renouveau, Montréalis abordait la fondation à travers le Vieux-Port de Montréal. L’été, le projet proposait pour se rafraîchir une promenade le long des cours d’eau jusqu’au canal de Lachine.

 

Et pour finir la saison en beauté, l’automne et sa rentrée littéraire vous auraient accueilli jusqu’au Salon du livre de Montréal.

 

Une application avait été mise au point pour regrouper ces parcours littéraires. Au cours de leurs vagabondages, les utilisateurs seraient allés à la rencontre d’autres activités culturelles, des auteurs ou des monuments et bâtiments participant à l’histoire de la ville.

 

Élodie Comtois, vice-présidente de l’ANEL déclare que le groupe est « triste de voir que le livre et la littérature ne se réinscriront pas dans l’histoire de Montréal, alors qu’il y aurait eu une belle possibilité. C’est rare, un projet aussi structurant, où tout un milieu veut créer un “momentum” et cherche à mettre en avant la diversité de notre histoire littéraire comme de notre littérature ».

 

Embarquement immédiat : avec le Bus littéraire, la lecture transporte

 

La littérature n’est toutefois pas totalement écartée des festivités. Mais les activités prévues semblent se concentrer sur les dernières sorties littéraires. Comme le précise Hélène Turcot, qui fait partie de la Société des célébrations, les activités en rapport avec le livre « tournent notamment autour de livres qui sont parus cet automne » (voir la programmation complète sur leur site).

 

 

Via LeDevoir