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Le projet Prêt Numérique en Bibliothèque exposé aux libraires

Antoine Oury - 22.05.2013

Edition - Bibliothèques - Prêt Numérique en Bibliothèque - livres numériques - Dilicom


PNB : des initiales qui contiennent quelques-uns des espoirs des bibliothécaires en matière de livres numériques. Initié par Dilicom, le projet Prêt Numérique en Bibliothèque est en phase pilote et promet beaucoup. Notamment aux libraires, qu'il maintient dans le circuit du prêt via le même système de marché public que pour le prêt physique.

 

 

 

 

Pour présenter le projet Prêt Numérique en Bibliothèque, Véronique Backert commence par évoquer la relation commerciale que les libraires peuvent nouer avec les bibliothèques, quand bien même il s'agit de livre numérique. Normal, la directrice commerciale de Dilicom intervient lors de la conférence de l'European and International Booksellers Federation (EIBF), rassemblement des associations de libraires de par le monde.

 

Question chiffres, ceux à retenir concernent évidemment les prêts en bibliothèque, qui augmentent singulièrement, proportionnellement aux baisses des ventes : + 3 % en 2011 (MCC-SLL/Observatoire de la lecture publique).  Les budgets d'acquisition, eux, auraient plutôt tendance à emprunter le chemin des ventes... 

 

Projet fédérateur, PNB veut « respecter le rôle de chaque acteur » et vise à inclure les bibliothèques publiques et académiques de France et de Belgique si sa phase pilote est réussieLes premières évaluations arriveront de toute manière en octobre prochain. 

 

Le circuit suivi par Dilicom est proche de celui que l'on connaît pour le prêt papier : un fournisseur transmet à Dilicom les métadonnées des offres des éditeurs, et Dilicom les renvoie aux librairies et bibliothèques au format ONIX 3.0. Les libraires se chargent ensuite de renvoyer la commande, transmise au fournisseur qui fera parvenir en retour une URL pointant vers le fichier. Voici donc la grande innovation des adresse problématiques, finissant par .ACSM.

 

Bien entendu, PNB intègre tout les cas de figures possible, pour que les éditeurs se sentent en confiance : lecture en ligne (dans ou hors établissement), téléchargement, licence limitée à un ou deux ans, accès simultané ou non, nombre de prêt... Tout a été envisagé. « Pour le moment » précise Véronique Backert, la protection technique sera du DRM Adobe...

 

Un des défis les plus importants pour PNB reste la structuration de l'offre des éditeurs : le format ONIX ne sera plus suffisant pour distinguer les offres (avec ou sans version print, date de la version, limitations de prêt...) et le recours aux langages ISTC (International Standard Textual Work Code), ISNI (International Standard Name Identifier) ou THEMA devrait s'imposer.

 

Bien évidemment, il restera à jongler avec les souhaits des différents éditeurs, qui définiront chacun leurs limitations aux prêts numériques. Et il reste également à adapter les règles des marchés publics, qui prennent par exemple en compte la rapidité de la livraison ou l'empreinte carbone des librairies candidates...