Le propriétaire de Waterstones a officiellement racheté Barnes & Noble

Antoine Oury - 07.08.2019

Edition - Librairies - Barnes Noble - Waterstones librairies - librairies etats unis


L'annonce a été faite ce matin même, à l'ouverture de la bourse de New York : Elliott Advisors, fonds d'investissement déjà propriétaire de la chaine de librairies britanniques Waterstones, a racheté Barnes & Noble. La dernière grande chaine de librairie des États-Unis sera dirigée par James Daunt, qui a déjà fait ses preuves en tant que PDG de Waterstones.

Barnes & Noble Storefront
(Ajay Suresh, CC BY 2.0)


Barnes & Noble aura finalement coûté 683 millions $ à Elliott Advisors, fonds d'investissement déjà propriétaire de Waterstones, au Royaume-Uni. James Daunt, leur PDG, prendra aussi la tête de Barnes & Noble. En son absence, c'est Kate Skipper, directrice des opérations, qui dirigera Waterstones, puisque Daunt s'installera pour sa part à New York.

« C'est un très bon jour pour la librairie », assure-t-il dans un communiqué. « Barnes & Noble est l'un des noms les plus réputés dans le secteur de la librairie et pourra désormais compter sur le soutien d'un propriétaire investi pour la librairie physique. Avec un investissement et une attention particulière sur les principes fondamentaux de la librairie, l'avenir de cette société s'annonce brillant. »

Paul Best, responsable des investissements pour l'Europe chez Elliott Advisors, a assuré que ce dernier aurait à coeur de « protéger et développer » l'héritage de Barnes & Noble.

Elliott n'a pas fait face à beaucoup de concurrence pour le rachat de Barnes & Noble, une chaine de librairies importante aux États-Unis mais particulièrement mal en point après plusieurs années de crise. Une société de distribution de livres, Readerlink LLC, avait tenté d'enchérir pour rester dans la course, sans succès. Il faut dire que le précédent d'Elliott avec Waterstones jouait en sa faveur aux yeux des actionnaires.
 
L'avenir de Barnes & Noble sera marqué par des investissements, mais sans doute aussi par des économies d'échelle et des réductions dans les dépenses liées au personnel. « Le fait est que Barnes & Noble a besoin d'argent : les gens veulent acheter dans des endroits modernes, propres et accueillants. Les magasins Barnes & Noble ont l'air fatigués et ont besoin d'un peu de botox », avait expliqué Daunt il y a quelques semaines.


via The Bookseller, Publisher's Weekly


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