Le public se mobilise en masse pour sauver une librairie de science-fiction

Cécile Mazin - 24.02.2015

Edition - Librairies - Etats-Unis librairie - souscription établissement - levée fonds public


La librairie était menacée de fermeture, avec une perspective fixée au 31 mars prochain. L'augmentation du salaire minimum condamnait Borderlands Books (San Francisco, Californie) à plier boutique. L'ajustement dépassait les possibilités financières du gérant et Alan Beatts se résignait, la mort dans l'âme...

 

 

La librairie Borderlands, à San Francisco (Google Maps) 

 

 

Sauf que les contes de fées existent, et ne font pas rêver que les enfants. L'établissement avait besoin de trouver 300 financeurs, pour lever 30.000 $ de fonds qui couvriraient l'augmentation salariale imposée par la loi. Un modèle de parrainage qui a su trouver son public, puisque la somme est désormais collectée. 

 

« Nous avons atteint notre objectif de 300 sponsors. Borderlands restera ouvert jusqu'au 31 mars 2016 », se réjouit Beatts. Pour empêcher la librairie de tomber sous le coup d'un unique bailleur de fonds, les cotisations étaient limitées à une souscription par personne. Et la communauté s'est lancée dans le projet avec enthousiasme. 

 

Plus qu'une histoire de prince charmant, c'est donc de la véritable science-fiction qui s'est écrite, logique pour un établissement spécialisé dans la fantasy, les livres de mystères et la SF. La possibilité de garder le magasin s'était rapidement dessinée comme une certitude : en moins de 24 heures, près de 70 personnes avaient adhéré au projet.

 

Et sur le blog de l'établissement, on peut lire que non seulement le pari est rempli, mais surtout, le nombre de parrainages nécessaire a été dépassé. Ils sont 449 à avoir choisi de soutenir les lieux, venus des Pays-Bas, du Royaume-Uni ou du Canada, et même d'Australie. Et les gens tentent encore d'entrer en relation avec lui, se félicite Beatts.

 

Simplement, une année de durée de vie supplémentaire, c'est court, et pour faire face de nouveau l'an prochain, personne n'est assuré que la librairie n'aura pas à agir de la même manière.