Le roman de Neil Gaiman, Neverwhere censuré en école

Nicolas Gary - 13.10.2013

Edition - International - Neil Gaiman - Neverwhere - censure


Censurer Neil Gaiman, c'est tout de même osé : l'auteur est tellement populaire, et surtout si conscient du milieu dans lequel il évolue, que c'en devient presque un péché. Mais avant tout, ses livres sont de petits bijoux, dont on comprend mal, à moins de ne les avoir pas lus, qu'il soit possible de vouloir les faire disparaître. 

 

 

Neil Gaiman - Flip 2008

Neil Gaiman

Natha Ymt, CC BY SA 2.0

 

 

C'est pourtant ce qu'une école du Nouveau-Mexique a tenté de faire, après qu'une mère, voyant sa fille ramener Neverwhere à la maison, a manqué de peu la crise d'apoplexie. « C'est trop inapproprié, trop mauvais », a simplement estimé la maman en colère, qui déplore d'avoir fait confiance au système scolaire dans le choix des livres que sa progéniture va lire.

 

Gaiman... Flegmatique comme à son habitude, l'écrivain s'est contenté de rediffuser l'information à sa liste de followers, depuis le réseau Twitter 

 

 

 

A retrouver sur Chapitre

Petit résumé de Neverwhere

Dans une rue de Londres, un soir ordinaire, Richard trouve une jeune fille au sol, blessée. Il la prend dans ses bras, elle est d'une légèreté surprenante. Le lendemain, tout dérape : sa fiancée le quitte, on ne le reconnaît pas, certains ne le voient même plus. Le monde à l'envers, en quelque sorte.
Car il semblerait que Londres ait un envers, la " ville d'En Bas ", une cité souterraine où vit un peuple d'une autre époque, invisible pour le commun des mortels. Comme plus rien ne le retient " là-haut ", Richard rejoint les profondeurs...

Pas vraiment de quoi casser trois pattes à un canard, alors qu'au contraire, ce roman est une mine de rebondissement et d'idées farfelues, un vrai petit bonheur. 

 

Depuis le 10 octobre, les établissements de la ville d'Alamogordo ne peuvent plus proposer le livre de Gaiman, bien que tout porte à croire que la mère en furie sera déboutée dans quelques jours. Elle a décidé d'alerter les autorités scolaires à cause du langage qu'elle a trouvé indécent et des différentes séquences sexuelles du livre. 

 

Saisissant le principal de l'établissement de sa fille, elle l'a contraint à faire en sorte que le livre, de 400 pages, ne soit plus autorisé. Ironie du sort, voilà deux semaines que l'American Library Association a bouclé sa semaine des livres interdits.

 

via Guardian