Le Royaume-Uni ferme finalement toutes ses bibliothèques

Antoine Oury - 24.03.2020

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Après plusieurs jours d'incertitude et d'inquiétude, les professionnels de la lecture publique, outre-Manche, sont soulagés : le Premier ministre Boris Johnson a finalement ordonné la fermeture des bibliothèques publiques ce lundi 23 mars. Le confinement s'est imposé au pays après un premier mot d'ordre qui favorisait « l'immunité collective », ou le fait qu'un maximum de personnes contaminées pourrait, à terme, faire disparaitre le coronavirus.

Boris Johnson Covid-19 23/03
Boris Johnson, lors de son allocution du 23 mars
(Number 10, CC BY-NC-ND 2.0)


Le 18 mars dernier, le gouvernement tenait encore bon : Boris Johnson assurait que la stratégie de « l'immunité collective » permettrait au pays de sortir de la crise sanitaire causée par le coronavirus. Pour faire simple, les Britanniques étaient invités à se laver les mains, à pratiquer la distanciation sociale, mais aussi à continuer à se rendre au travail et à utiliser les transports en commun.

L'objectif était simple : faire en sorte, petit à petit, qu'une majorité de la population soit contaminée, guérie, et ainsi immunisée au coronavirus. Un pari plutôt risqué, en somme, d'autant plus qu'il mettait en jeu la vie d'un grand nombre de citoyens du Royaume-Uni. Dans cette situation, les bibliothèques restaient ouvertes et maintenaient leurs activités. En théorie, car de nombreux établissements fermaient leurs portes malgré tout, parfois parce que des membres du personnel présentaient des symptômes du coronavirus.

Des professionnels et certaines organisations professionnelles s'étaient élevés contre les choix du gouvernement : Library Connected, qui travaille au sein des établissements de prêt, intimait par exemple « au gouvernement de prendre la décision de fermer les bibliothèques du pays, comme tous les autres services publics ».

Johnson aura finalement dû se résoudre à ordonner la fermeture des établissements, avec la question en suspens du temps perdu et des risques encourus, tant par les personnels que les usagers. En effet, outre les possibilités de contact, le temps de survie du virus sur des surfaces inertes fait toujours l'objet de débats au sein de la communauté scientifique.
 
Si l'on parlait, visiblement à tort, d'une durée de vie de 3 heures sur un livre au début de l'épidémie, ce temps de survie serait plus long, de l'ordre de 5 à 9 heures, au moins.

via BBC


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