Le Salon du Livre de Paris met le doigt sur la vitalité de la littérature turque

Clément Solym - 31.03.2010

Edition - Société - littérature - Turquie - salon


Le stand consacré à la Turquie au sein du Salon du Livre de Paris, dénommé « Toutes les couleurs de la Turquie », occupe une place certaine, à l’image de la littérature qu’il présente.

En parallèle de la Saison turque en France, on avait longtemps évoqué la Turquie comme invitée d’honneur du Salon du Livre 2010. Et pourtant, l’idée n’a pas été portée à son terme, peut-être par manque d’audace…L’auteur de Neige, paru chez Gallimard, Orhan Pamuk, prix Nobel de littérature 2006 n’avait pas manqué de regretter ce retour en arrière des organisateurs du salon du Livre de Paris.

On sait que la Turquie n’est pas un état très compréhensif à l’égard de ses écrivains et nombre d’entre eux sont souvent contraints, sous peine de procès, de revoir leurs écrits.

Mais bon, contre mauvaise fortune, faisons bon cœur. Sur le stand consacré à la Turquie, pas moins de trente auteurs sont représentés. Et les lecteurs français s’intéressent de plus en plus à cette culture. Erhan Turgut, créateur des éditions Turquoise constate ce succès même s’il remarque que le phénomène n’atteint pas encore l’ampleur qu’il peut connaître dans d’autres pays comme l’Allemagne ou l’Angleterre.

Cette littérature turque met notamment en avant les femmes. Ainsi d’Elif Shafak, née à Strasbourg de parents turcs, auteure de Soufi, mon amour ou encore du Lait noir, connaît un succès certain. Les éditeurs français ne se refusent plus désormais à traduire des livres dont l’action se passe ailleurs qu’à Istamboul. On retrouve alors une meilleure mise en avant de la culture de l’Anatolie mais aussi de l’histoire du pays dans son ensemble.